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Patrick EHODE – Le Techpreneur qui lance le média social démocratique

Patrick EHODE

Patrick EHODE est le Promoteur de la plateforme digitale VAIRIFIED, un nouveau média social créé au Cameroun.

Il se confie à l’équipe rédactionnelle de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise.

Synergie de la Jeunesse Camerounaise : Bonjour M. Patrick EHODE. Vous êtes le Promoteur de Vairified, une plateforme qui regroupe les internautes en fonction de leurs centres d’intérêts. Pourriez-vous en quelques mots vous présenter et nous dire comment vous est venue l’idée de cette initiative ?

Patrick EHODE : Bonjour à toute de l’équipe SJC ainsi qu’à l’ensemble de vos lecteurs ! Je suis Patrick EHODE promoteur de Vairified depuis 2014, un média social dont le principal objectif est de filtrer les informations fiables et attestées par des communautés d’internautes constituées par des amateurs des thématiques concernées. L’idée de créer Vairified est partie d’un simple constat sur le contraste entre la quantité des informations disponibles sur internet et la fiabilité de ces dernières. Nous nous sommes rendu compte que fournir l’information d’une certaine qualité aux internautes tout en préservant la convivialité et l’interactivité d’un média social pouvait garantir le succès de notre entreprise.

SJC : Vous êtes parvenu à développer un espace virtuel favorisant la circulation de l’information fiable entre professionnels, utilisateurs de produits/services et les marques. Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées durant la phase de création et d’implémentation de votre produit et de votre entreprise ? Comment les avez-vous surmontées ?

PE : Les difficultés étaient multiples. Tout d’abord d’un point de vue technique, il a fallu implémenter une solution simple mais pertinente en tenant compte de la qualité de la connexion internet et du faible attrait que représentent les start-ups pour les travailleurs compétents au Cameroun.On a donc œuvré à convaincre et engager des ressources humaines pour réaliser ce projet, en jouant sur notre crédibilité mais aussi en s’appuyant sur un modèle de participation gagnant-gagnant pour chaque intervenant.

SJC : Vairified facilitera à terme l’exposition des marques camerounaises et des spécialistes issus de tous les secteurs d’activités. Quels sont vos avantages concurrentiels face à des réseaux comme Facebook et LinkedIn qui favorisent la convivialité et le partage entre la marque et son consommateur, entre le professionnel et son tissu relationnel ?

PE : Vairified n’intègre pas la notion d’amis, de followers ou de collègues. Tout se joue dans la capacité d’un groupe de personnes possédant au moins une expérience commune (marque, lieu, savoir-faire) à pouvoir donner leur avis sur des sujets grâce à un vote. L’internaute ne reçoit des avis et des informations qu’en rapport avec ses centres d’intérêts. Vairified peut par exemple être utilisé pour le SAV et la relation client, mais aussi pour influencer les tendances de consommation et/ou artistiques. De plus avec l’agrégation des avis, Vairified permet de créer une base de données solide d’informations d’une certaine pertinence stratégique.

SJC : Dans un environnement où l’afflux d’informations pose quotidiennement le problème de la fiabilité de cette dernière, Vairified se positionne comme un filtre qui garantit la justesse de l’information partagée. Comment cela fonctionne-t-il ?

PE : Tout d’abord pour vous inscrire sur la plateforme, il vous suffit d’aller sur le site www.vairified.com et de renseigner vos informations civiles. Une fois inscrit, vous avez accès à l’ensemble des informations validées par les communautés d’internautes. Pour faire partie desdites communautés et donc donner vos avis sur les questions soumises à la validation, vous devez indiquer deux références capables d’attester de votre expérience sur la thématique. Les référents peuvent ne pas être inscrits sur la plateforme, un courriel leur sera envoyé pour obtenir leur confirmation. Toutes les références sont conservées et les informations sont corrélées à terme pour garantir leur pertinence et le cas échéant, recommencer le processus.

Voir la vidéo du reportage réalisé par ActuNet de VoxAfrica >>> 

SJC : Quelle est votre vision, quels sont vos objectifs pour Vairified pour les trois prochaines années ?

PE : Avec 3.2 milliards d’internautes dont 2 milliards vivant dans les pays en voie de développement, notre vision est d’établir successivement Vairified comme champion national, sous-régional, puis continental et enfin mondial. Nous pourrons au bout des trois prochaines années dépasser la barre des 50 millions d’utilisateurs avec des fonctionnalités facilitant le e-commerce. Nous sommes encore loin de là et pour y arriver, il nous faut prioritairement continuer à procurer de la satisfaction à nos utilisateurs les uns après les autres.

SJC : Les secteurs des technologies de l’information, du web et du mobile réalisent actuellement leurs croissances les plus importantes sur le continent africain. Comment les jeunes entrepreneurs camerounais peuvent-ils d’après vous, stimuler ces secteurs et en tirer profit ?

PE : Je pense que nous avons rencontré des difficultés avec les technologies dans nos pays dont beaucoup sont liées au fait que les implémentations ignoraient ou minimisaient souvent la valeur des us et coutumes à remplacer. Souvent nous nous bornons à voir uniquement le problème tel qu’il nous arrange alors qu’il est préférable de l’envisager tel qu’il doit être solutionné. Nous pensons qu’en solutionnant ainsi les problèmes, nous aurons des réponses pertinentes qui apporteront plus de vitalité et de crédibilité à ce secteur des IT qui en a besoin notamment pour son financement.

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SJC : Abordant justement la question du financement. Quels sont les moyens auxquels vous avez eu recours pour lancer votre projet ?

PE : D’après notre petite expérience, il était assez difficile de trouver un financement auprès d’une institution traditionnelle. Ayant considéré nos options dès lors il était clair que les alternatives comme le financement participatif étaient soit minces ou très gourmande en temps. De plus, nous pensons que les start-ups doivent s’atteler à avoir un produit et un marché plus ou moins immédiat avant de commencer à recourir à l’endettement ou l’ouverture du capital à toute forme d’investisseurs. Notamment pour prendre les bonnes habitudes de travail tel que l’économie, l’efficacité et l’efficience pour un avantage compétitif car l’innovation aussi c’est trouver des moyens de produire peu cher.

L’équipe Vairified a donc eu recours à une levée de fonds au sein de son réseau personnel.

SJC : Votre parcours d’entrepreneur a sans doute été jalonné de quelques échecs. Quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ? Quelles leçons en avez-vous tiré ?

PE : Les échecs font partie intégrante de la courbe d’apprentissage. J’en ai connu et nous continuons d’en avoir tous les jours. Je garde en mémoire le premier projet que nous avions monté avec un ami sur l’optimisation de l’allocation des ressources. Nous avions obtenu un entretien avec un responsable d’une multinationale locale qui nous avait fait comprendre que même si notre solution était techniquement viable, les dynamiques locales pour rendre notre entreprise prospère n’étaient pas prises en compte. J’ai dès lors compris que mon parcours d’ingénierie ne suffisait pas et qu’il me fallait maîtriser la dynamique des affaires pour atteindre mes objectifs. J’ai donc étudié et travaillé dans la finance au lieu de profiter de la bourse pour un laboratoire réputé en France qui m’avait été offerte. Cette expérience m’a donné une perspective un peu plus nuancée de ce qu’est un produit et de comment approcher un marché.

SJC : Quels sont les entrepreneurs camerounais pour lesquels vous avez le plus d’admiration ?

PE : De ma conception, l’entrepreneuriat est une aventure personnelle dont la réussite réside dans sa capacité à transformer sa passion en vision. L’initiative d’entreprendre ne doit pas puiser sa source uniquement dans le parcours d’un entrepreneur accompli, elle doit s’inventer et se réaliser. De ce fait, j’admire tous ceux qui entreprennent à tous les niveaux dans notre pays car le climat des affaires n’est pas toujours propice au développement de l’entrepreneuriat. Le quotidien est tellement pesant qu’il est facile d’oublier que l’on peut façonner son propre futur et celui de la société grâce à son initiative.

SJC : M. EHODE, nous sommes arrivés au terme de notre interview. Quels conseils donneriez-vous à nos jeunes lecteurs qui ont soif d’entreprendre mais qui hésitent encore à se lancer ?

PE : Si je peux m’aventurer sur le terrain des conseils, je dirais qu’il faut comme le disait un grand monsieur – M. Ekwunife : DREAM BIG, PLAY BIG and ENJOY IT. Par mon expérience, le rêve doit toutefois être accompagné d’une volonté réelle d’entreprendre, de motivation, d’ardeur au travail, de permanente remise en question et surtout d’humilité. Il faut savoir reconnaître que l’on s’est trompé car ça arrive souvent surtout lorsqu’on est bien entouré.

SJC : Monsieur Patrick EHODE, nous vous remercions de nous avoir accordé cette interview.

PE : C’est moi qui vous remercie, tout en vous souhaitant un vif succès pour vos initiatives à venir. 

La rubrique “Portraits” de notre site web présente au travers d’interview des jeunes leaders camerounais locaux et de la diaspora. Etes-vous un chef d’entreprise ou un acteur social ? Etes-vous intéressé par une interview dans nos colonnes ? Veuillez-nous écrire à l’adresse suivante : contact@sjc-online.com

Ostéoporose : une maladie qui porte le visage de la Femme !

L’ostéoporose

Maladie généralisée du squelette, l’Ostéoporose s’explique par une diminution de la Densité Minérale Osseuse (DMO). Cette diminution de la DMO, entraîne des modifications de l’organisation structurelle de l’os en augmentant sa fragilité. Résultat : des fractures surviennent plus facilement en cas de traumatisme, régulièrement à la suite d’un effort (même léger) à des stades avancés.

La maladie est caractérisée par une perte de la résistance des os qui prédispose aux fractures. Généralement, les os se fragilisent en raison d’une accumulation de carences principalement alimentaires : calcium, phosphore et autres minéraux essentiels. L’ostéoporose rend les os plus poreux et par conséquent plus susceptibles de se fracturer lors d’une chute que d’aucuns considèreront comme banale et qui… en temps normal, n’aurait laissé que quelques douleurs et/ou fous-rires.

Les études scientifiques démontrent que les personnes âgées de 65 ans et plus sont plus sujettes à l’apparition de la maladie. Mais celle-ci, insidieuse et opportuniste, peut parfois survenir plus tôt (dès la trentaine !). Ainsi, les spécialistes estiment que la maladie touche ou touchera  1 femme sur 4 et 1 homme sur 8 au cours de leur vie.

Ils concluent leurs observations en interpellant les femmes en particulier. En effet,  de l’âge de 50 ans à la fin de leur vie, 4 femmes sur 10 subiront une fracture mettant en cause l’ostéoporose. 4 femmes sur 10 !

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Les principaux os touchés sont liés à la mobilité. Ce sont ceux de  la hanche, des poignets et de la colonne vertébrale. Ils subissent le plus souvent une fracture attribuable à la maladie.

Nous insistons et en faisons notre objet de sensibilisation pour le 8 mars, dans le sillage des célébrations de la Femme afin d’inviter à la prise de conscience, d’interpeler, d’informer pour inciter les unes et les autres à… de meilleurs comportements alimentaires et responsables. Tant les femmes sont celles qui cuisinent, tant ce sont elles qui sont les mieux à même d’inculquer des comportements alimentaires et sains. En ceci que l’ostéoporose n’engendre spécialement aucun symptôme avertisseur, difficile à guérir, cette “guérison“ réside dans sa  prévention attentionnée. Ce n’est pas sans raisons que ses adversaires (médecins, ostéopathes, nutritionnistes, kinésithérapeutes…) lui ont donné des surnoms aussi accusateurs que mesquins : le « Voleur silencieux »… le « Mal silencieux ». Le plus souvent, c’est à la suite d’une chute minime amenant une fracture inversement proportionnelle que la perte osseuse est constatée. Toutefois, il convient de scruter quelques indices simples notamment une réduction de la taille (de 4 cm ou plus), liée à une courbature du dos, causée par un affaissement des vertèbres, ledit  affaissement peut entraîner des douleurs intenses au dos. Ou alors, se faire examiner régulièrement (par un authentique diplômé en sciences médicales) en cas de douleurs répétées qui ne sont pas d’origine musculaire.

 

Les personnes à risque

Sont considérées comme personnes à risque :

  • Les personnes âgées de plus de 65 ans ;
  • Les personnes ayant déjà subi un écrasement des vertèbres ou une fracture vertébrale ;
  • Les personnes ayant des antécédents familiaux de fractures causées par l’ostéoporose (l’ostéoporose est une maladie héréditaire) ;
  • Les femmes ayant eu une ménopause précoce (avant l’âge de 45 ans), pour des raisons naturelles ou après l’ablation de leurs ovaires. La production d’oestrogènes, qui contribuent au maintien de la masse osseuse, diminue beaucoup à la ménopause. Plus le temps d’exposition du corps aux oestrogènes est long, plus le risque d’ostéoporose diminue. De plus, les femmes qui manquent d’oestrogènes en raison d’une maladie appelée hypogonadisme sont aussi à risque accru ;
  • Les personnes atteintes d’une maladie qui interfère avec l’absorption du calcium dans l’intestin (par exemple, la maladie de Crohn) ;
  • Les femmes qui ont eu des périodes d’aménorrhée de plus de 6 mois (hormis la grossesse) ;
  • Les personnes qui ont déjà suivi un traitement aux corticostéroïdes par voie orale durant plus de 3 mois.
  • Ceux et celles qui ont pris ou prennent des médicaments anticonvulsivants ou de l’héparine ;
  • Dans une moindre mesure, les personnes atteintes d’arthrite rhumatoïde ou ayant déjà fait de l’hyperthyroïdie. Ces 2 facteurs derniers sont cependant considérés comme mineurs.

Ainsi, nombre de facteurs bien connus des urbains et des sociétés africaines accroissent le risque d’ostéoporose. Leurs effets peuvent être cumulatifs. Toutefois, l’on a pu constater que leur influence est moins importante que celle des facteurs décrits dans la partie des personnes à risque. Sont par conséquent dénoncés :

  • Le manque d’exercice physique ;
  • Une alimentation pauvre en calcium tout au long de la vie (mais surtout avant la trentaine, d’où l’importance de s’y prendre tôt. La protection des enfants est un soutien à la santé des adultes qu’ils seront) ;
  • Une carence en Vitamine D, causée par une exposition limitée à la lumière du soleil ou par une alimentation pauvre en celle-ci. Cette vitamine est essentielle au métabolisme du calcium ;
  • Le tabagisme !
  • Une perte de poids importante (plus de 10 % du poids corporel) avant l’âge de 25 ans, ou un poids inférieur à 60 kg (132 livres) ;
  • La consommation excessive d’alcool ;
  • Une grande consommation de caféine (café, colas, boissons énergisantes, chocolat). La caféine “augmenterait“ les pertes de calcium et autant le débit urinaire. Les experts recommandent habituellement aux personnes âgées, en plus de s’assurer d’un apport adéquat en calcium et en vitamine D, de ne pas boire plus de 3 (petites) tasses de café à la journée.

La prévention

Dans le cadre de la prévention de l’ostéoporose, l’objectif majeur  est d’empêcher les fractures. La prévention doit s’assurer de réduire de moitié le risque de fractures associées à l’ostéoporose. Nul  n’envisage de tomber ou ne prend rendez-vous avec des chutes. Néanmoins, il convient de se préoccuper de prévenir comportements à risques de type cascade qui concourent aux fractures dès le plus jeune âge. C’est l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé qui le suggère : plus tôt on adopte un mode de vie sain, meilleurs seront les gains.

Les Mesures préventives primaires sont les suivantes. Elles vont en secouer plus d’un, tant il nous revient de répéter ce que tout adulte intelligent sait, oui sait bien !

Les 3 mesures suivantes sont les plus usitées. Tout en évitant, bien sûr le plus possible les facteurs de risque décrits plus haut.

j04278141-   Faire de l’exercice physique. Les études montrent que l’exercice physique est bon pour les os, tout au long de la vie. Être actif durant l’enfance et l’adolescence est particulièrement important, cela permet de se constituer un squelette plus résistant, donc de faire des réserves de masse osseuse qui serviront à l’âge adulte. Les personnes en forme physiquement développent un meilleur équilibre et une meilleure coordination, qui concourent à la réduction du risque de chute.

Il est recommandé de pratiquer un minimum de 30 minutes d’activité physique au moins 3 fois par semaine. Ce qui importe le plus n’est pas la durée des séances, mais leur fréquence.

A cet effet, les divers types d’exercices :

  • Les exercices des articulations portantes ont un effet de gravité sur le squelette. Ils forcent le corps à soutenir le poids de l’ensemble de tout le corps. Sont conseillés : la course à pied (descendez trois carrefours avant votre domicile en rentrant le soir), des sauts (à la corde, par exemple), le tennis ou les sports d’équipe tels que le football du dimanche (« la santé »).
    Les activités au cours desquelles le poids corporel est supporté (vélo, natation), bien qu’excellentes pour la santé cardiorespiratoire et le maintien de la masse musculaire, n’ont pas d’effet majeur démontré sur la masse osseuse. Elles sont néanmoins activités complémentaires.
  • Les exercices contre résistance consistent à déplacer des objets ou son propre corps de sorte à produire une résistance. Ils s’effectuent avec des poids et haltères ou avec les appareils de musculation qu’on trouve dans les centres de conditionnement physique.
    On obtient, cependant, les mêmes résultats en exécutant certains travaux quotidiens qui exigent de manipuler ou de pousser des charges lourdes. Par exemple, pratiquer le jardinage au moins 1 heure par semaine serait le deuxième meilleur exercice, après les poids et haltères. Faites vos pompes et amusez-vous, sculptez-vous, embellissez-vous. Ça fait mal aujourd’hui, c’est bon pour demain !
  • Les exercices visant à améliorer l’équilibre, certaines formes d’arts martiaux pour les plus braves et pour les doux : le tai-chi, le qi-gong ou un entraînement qui rétablit une posture adéquate durant la marche devrait être considéré afin de prévenir le risque de chute. Dans le cadre du qi-gong. Il pourrait même être un outil diplomatique pour la communication avec nos nouveaux compagnons asiatiques.

2-   Manger des aliments riches en calcium, dans le cadre d’une alimentation riche, variée et équilibrée.

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Presque toutes les cellules du corps ont besoin de calcium pour bien fonctionner. Une alimentation qui contient suffisamment de calcium permet de combler les besoins du corps sans qu’il ait à puiser dans ses réserves, c’est-à-dire dans les os. On peut obtenir un apport suffisant en calcium en mangeant régulièrement des produits laitiers (fromage, yaourt fait maison, lait), du saumon avec les os (pour les riches), de la sardine avec les os (pour tout le monde), des légumes vert foncé (folon, brocoli, choux chinois, ndolè…), des produits à base de soja (lait de soja enrichi de calcium). Y ajouter du poisson et préférer la viande blanche (poulet, dinde, volaille en général) à la viande rouge (bœuf, viandes de brousse). 

3-   Avoir un apport suffisant en vitamine D. Cette vitamine est vitale pour la santé des os et des dents. Elle améliore l’absorption du calcium dans l’intestin et participe à la fixation de ce minéral dans les os. Sa forme active est synthétisée dans la peau lorsque celle-ci est exposée aux rayons ultraviolets du soleil. On trouve peu de vitamine D dans les aliments sous sa forme active, hormis dans les poissons (sardine, maquereau, hareng, saumon, etc.). Certaines céréales et certaines boissons de riz ou de soja sont aussi utilisables.

Prévenir puis dépister. La majorité des groupes d’experts, recommandent aux personnes suivantes (et celles à risque) de subir une évaluation poussée du risque de fractures par un médecin. Spécialement :

  • les femmes et les hommes de 65 ans et plus,
  • les femmes ménopausées potentiellement à risque (selon le médecin),
  • les hommes de 50 ans et plus potentiellement à risque, selon le médecin.

Dans certains cas particuliers, par exemple en cas d’arthrite rhumatoïde, un dépistage devrait être recommandé avant la cinquantaine !

Conseils particuliers de Perrine de la FOURCHADIERE, Docteur en Nutrition, Douala Cameroun

  • L’ostéoporose est une maladie insidieuse, privilégiez le dépistage dès 50 ans. Les autorités sanitaires en parlent peu : comme du diabète gestationnel. Alors que ce sont les femmes qui y sont plus sujettes, elles sont très peu prises en charge. D’où l’importance d’une prise de conscience personnelle pour modifier les comportements à risque.
  • Elle présente un caractère génétique, on n’en guérit pas, par conséquent privilégiez la prévention. Il est toutefois possible de ralentir son développement avec une supplémentation en oligoéléments, minéraux et une consommation de 1000 mg de calcium/jour ET SURTOUT : cube, arômes… la diminution de SEL. (Note de la SJC : l’OMS préconise 5g/j, au Cameroun nous sommes en moyenne à 10g/j. Ce trop plein de sel est aussi à l’origine de l’ « épidémie » d’Hypertension[1].)
  • Rassurez-vous on vit « bien » malgré la maladie, si on suit quelques recommandations importantes : du sport pour le renforcement des os, une alimentation riche et équilibrée, se faire suivre par un kinésithérapeute/ergothérapeute en cas d’atteinte forte
  • Il est crucial de prévenir cette maladie dès l’adolescence jusqu’à 30 ans environ, en adoptant des comportements vertueux lorsque le corps est en construction. A partir de 30 ans, on constate une diminution de la masse osseuse : plus de destruction d’os que de construction.
  • Sermon d’Hippocrate : « Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture »

Recommandations de ROSALINE NYA, Docteur en Kinésithérapie (Yaoundé Cameroun Tél 699.82.36.22)

  • « Le traitement de la maladie s’accompagne obligatoirement d’un suivi Kinésithérapie lourd qui luttera de façon préventive et curative contre les facteurs favorisant l’évolution de la maladie »
  • « La pratique d’une activité physique régulière est absolument primordiale dans la prévention de l’ostéoporose et ce dès le plus jeune age »
  • « Deux types d’ostéoporose intéresseront particulièrement la kinésithérapie : L’ostéoporose primitive (ostéoporose primitive commune ou d’involution, due principalement au vieillissement ) et,  l’ostéoporose d’immobilisation (due à une immobilisation prolongée)»

Conseils particuliers de Murielle Kemougne Docteur en Pharmacie, Issy-Les-Moulineaux, France :

  • En termes de traitement et prévention un apport suffisant en vitamine D, en calcium et en protéines ainsi qu’une activité physique régulière permettront de freiner la perte de densité osseuse.
  • Contre une ostéoporose, il existe des curatifs à base de biphosphonates ou d’hormones qui permettent de limiter la perte osseuse et de diminuer le risque de survenue de fracture.
  • Si je devais donner un conseil aux jeunes femmes je leur recommanderais d’avoir une alimentation équilibrée et riche en vitamine D, en calcium et en protéine, associée à une activité physique régulière et une consommation limitée de tabac et d’alcool. Cela permettra un meilleur renforcement des os.

Remerciements chaleureux à ces trois protectrices de la santé ! Mais aussi à Mesdames Aline Penda, Dentiste (exerçant à Douala Akwa Cameroun) et Pechens Owona, Docteur en Pharmacie (sise à la “Pharmacie du Centre” à Douala) ; dont les conseils nous ont grandement servis pour rédiger cet article.

C’est l’occasion pour nous SJC de vous lancer un défi sanitaire… Mais vous aurez plus de détails, ultérieurement, via les réseaux sociaux.



[1]              International Forum for Hypertension Control and Prevention in Africa, Fondation Camerounaise du Cœur, Ligue Camerounaise de l’Hypertension

Journées de l’Entrepreneuriat Jeunesse

La croissance économique du Cameroun, depuis le début des années 2000, a connu une période plutôt stable avec un taux moyen de 5%. Si la population ne cesse de s’accroître – les jeunes de 15-40 ans constituant la majorité de celle-ci, force est de constater le chômage et le sous-emploi jeunes représentant davantage un frein au rapide essor de l’économie de notre pays.

Ce chômage, les patrons l’associent à une orientation académique biaisée depuis le secondaire et à l’inadéquation entre formations académiques disponibles et besoins réels de professionnalisation exprimés par les entreprises. Par ailleurs, pour plusieurs diplômés, créer son propre emploi, c’est-à-dire “entreprendre”, rime avec incertitude et insécurité.

La Synergie de la Jeunesse Camerounaise, résolue à apporter une solution ou tout au moins un début de solution aux problèmes qui minent les jeunes, a pensé et met en place en étroite association avec le GICAM les Journées de l’Entrepreneuriat Jeunesse (JEJ) qui se tiendront du 12 au 14 février 2015. Le thème général de ces journées : “Orientons et outillons les managers de demain !”

Les JEJ sont structurés en trois journées d’échanges et de partage au cours desquelles les problématiques essentielles liées à l’édification d’une classe de futurs managers et entrepreneurs performants seront étudiées afin d’apporter des résolutions aussi prospectives que pragmatiques.

Nous nous appuierons sur les réalités de l’activité économique camerounaise en appelant à la collaboration des entreprises. Elles fourniront des informations d’intérêt sur les secteurs porteurs de notre économie en y incitant les jeunes élèves ou étudiants du premier cycle universitaire.

Les JEJ disposeront de plusieurs ateliers de formation afin de préparer les jeunes diplômés à la recherche d’emploi. Les formations porteront sur la rédaction d’un Curriculum Vitae (CV) et d’une Lettre de Motivation (LM) qui retiennent l’attention du recruteur et le marketing personnel en matière de présentation d’un plan professionnel (interviews et entretiens d’emploi + simulations).

Pour mettre en pratique les enseignements reçus et essayer de décrocher un emploi, un stage d’apprentissage ou de professionnalisation, les JEJ proposent via des entreprises de passer les candidats en entretien d’embauche pour des postes réels.

Nous réservons la troisième journée à l’entrepreneur en devenir. Et pour cette première édition, le choix est fait de promouvoir, de vulgariser, d’anoblir les métiers de l’agriculture. Pour ce fait, nous avons invité experts, entreprises et organismes afin de partager avec les jeunes sur les opportunités et débouchés, les possibilités d’accompagnements financiers et techniques, les retours d’expérience.

Pour toute information sur les Journées de l’Entrepreneuriat Jeunesse, veuillez visiter le site web dédié de l’événement www.jejcameroun.com.

Le programme en intégralité >>>

“Demain ne se construit qu’avec l’implication de chacun aujourd’hui”

ISMAEL NZOUETOM – STARTUP FOUNDER

Après avoir fait ses classes au sein de grandes entreprises créatrices de logiciels telle que MICROSOFT, Ismael Nzouetom fonde en 2010 sa startup I-Dispo.

A travers cet entretien, ce trentenaire retrace son parcours  depuis l’IUT de Bandjoun à la mise en place de son application SARA. Il retrace pour nous les étapes clés de la vie d’une start-up en mettant un accent particulier sur le financement et le rôle du capital investissement.

On ne vous en dit pas plus…

L’équipe SJC 

Olivia MUKAM – Chef d’entreprise , Fondatrice de Harambe

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Récemment nommée au sein de Microsoft 4frika Advisory Council. Découvrez aujourd’hui Olivia Mukam. Fondatrice de HARAMBE Cameroon, elle est aussi promotrice de la PME SOLUTIONNEURS SARL.

Bonsoir Mademoiselle Olivia Mukam, vous êtes la fondatrice de HARAMBE CAMEROON et de la PME SOLUTIONNEURS SARL. Pourriez-vous en quelques lignes, vous présenter et nous dire comment vous est venue l’idée de créer votre association et votre PME ?

Je me nomme Olivia MUKAM. Je me décrirais comme une « activiste sociale » et un entrepreneur néophyte ; une camerounaise, une africaine. Ma passion est d’être serviable et utile à ma communauté, en boostant d’autres personnes autour de moi car c’est en donnant que l’on reçoit : « Giving is a living ».

C’est en partant de ce postulat que j’ai développé l’idée de créer HARAMBE en 2008. J’étais étudiante aux Etats-Unis et je participais au programme  du Harambe Entrepreneur Alliance (HEA) : Une organisation qui vise à  réunir des jeunes africains de la Diaspora désireux d’apporter de nouvelles idées et initiatives  au développement de l’Afrique. L’idée  d’Harambe Cameroun part du principe d’inciter les jeunes camerounais à trouver des solutions entrepreneuriales  en partant des problèmes quotidiens que rencontrent leurs environnements respectifs. Il s’agit d’encourager les jeunes à être des acteurs dans le processus de développement du Cameroun. Cela fait quatre ans aujourd’hui que nous œuvrons dans les lycées, collèges et facultés universitaires.

J’ai cofondée la PME « SOLUTIONNEURS » SARL  avec mon associé Charlie Wandji, expert-comptable de formation. Nous avons observé l’énorme potentiel que représentaient les étudiants d’HARAMBE CMR (de N’Gaoundéré, Bangangté, Buea, Yaoundé, à Douala), et nous avons décidé d’incarner ce que nous prêchions, en créant nous-même une entreprise. Ayant comme fondation, une base de données de plus de 500 jeunes à travers le pays,  Solutionneurs SARL a capitalisé sur le savoir-faire de jeunes compétents,  en exécutant des micro-tâches externalisées pour des entrepreneurs et PME venant des USA, UK et Nigéria. Le modèle de la PME est de soumissionner pour des projets/micro-tâches et de dispatcher le travail à un groupe de jeunes exerçant dans le domaine spécifié. Nous proposons une large palette de services : Comptabilité, traduction, logo design, data-entry, internet research, marketing de proximité, recherche légale, et autres.

Vous êtes, pour les jeunes du Cameroun, une source d’inspiration dans le domaine de l’entrepreneuriat social. Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face  dans le développement de vos activités?

Je peux humblement dire que les trois années de mon parcours en tant qu’entrepreneur au Cameroun, ont été plus qu’une école : Un réel apprentissage au quotidien. Comme l’indique notre slogan,  nous devons transformer nos problèmes en opportunités. A chaque fois que j’ai eu à rencontrer des problèmes, j’ai dû trouver la force pour m’auto-convaincre de ne pas laisser tomber !

Le premier obstacle a été celui de convaincre ces jeunes que nous souhaitions inspirer. Nous devions les encourager à s’impliquer davantage. Il fallait les persuader de croire en HARAMBE, en nos idéaux et notre modèle de développement. Nous avons organisé une multitude d’activités pour motiver les jeunes sur le terrain.

La seconde difficulté a été d’ordre logistique. Notre bureau de Yaoundé a été cambriolé à deux reprises, ce qui a considérablement ralentit notre évolution sur le plan matériel. Psychologiquement, vous devez vous remotivez pour avancer ! Nous avons ensuite fait face à des détournements multiples d’argent de la part de certains volontaires de l’organisation. Ce fût extrêmement décourageant ! Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de mes parents qui sont également  des entrepreneurs. En écoutant leur histoire, j’ai fini par me rendre compte que je n’étais même pas encore parvenu à la moitié du chemin à parcourir! J’ai donc commencé à relativiser ma situation et j’ai découvert que d’autres jeunes leaders de la société civile camerounaise rencontraient au quotidien les mêmes difficultés que les miennes.

Les témoignages des jeunes pour qui nous œuvrions, dont certains ont créé des Juniors Entreprises dans leurs universités, et d’autres utilisé l’esprit Harambe (Dynamisme et résolutions de problèmes) dans leur milieu professionnel, m’ont permis de mesurer  l’impact de nos actions.  Quelque soient les obstacles aujourd’hui, je ne pense plus qu’à mener mon projet à terme.

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En tant que leader jeunes, quelles seraient pour vous les avantages d’une collaboration entre les entrepreneurs locaux et ceux de la diaspora ?

C’est une question pertinente qui mérite d’être longuement mûrie. A travers mon organisation, j’ai réalisé que dans la dynamique que nous vulgarisons, la diaspora pourrait énormément apporter en termes de business et de rentabilité, mais aussi de tutorat- mentorat. Les membres de la diaspora se situent aux frontières de la transmission d’informations et peuvent favoriser l’entraide en  créant des réseaux !

HARAMBE a connecté des jeunes porteurs de projets à des potentiels investisseurs de la diaspora. En 2013, nous avons pu mettre en réseau en six projets à travers  la compétition « Solutionneurs2013 ». La diaspora a également besoin des jeunes locaux pour les  aider à  implémenter les projets sur le terrain.

Beaucoup d’entrepreneurs locaux œuvrent dans le noir et ne communiquent pas assez autour de leurs idées et de leurs réalisations. Je pense qu’être connecté avec la diaspora représente un avantage certain pour élargir les champs d’expression et les perspectives des entrepreneurs locaux.

Dans quels secteurs pensez-vous que les jeunes entrepreneurs camerounais devraient investir et s’investir?

Partant du principe des avantages comparatifs, je pense que le premier secteur est celui des services. Deuxièmement, il  y a le potentiel agricole camerounais qui est très peu valorisé. La demande en produits maraichers et en denrées de première nécessité dans la sous-région Afrique centrale est largement supérieure à l’offre locale. Les jeunes ont donc à leur portée  cette manne intarissable qu’est l’agriculture et peuvent en faire une source de revenus de premier plan. J’y vois même une solution concrète pour sortir de la pauvreté et pallier aux problématiques de chômage et de sous-emploi des jeunes. Cependant cela doit absolument être encadré par les pouvoirs publics.

Que pensez-vous de l’apport des TIC dans le développement de l’entrepreneuriat Jeunesse?

Beaucoup de porteurs de projets proposent des solutions TIC aux problèmes sociaux. Malheureusement, ils ne disposent pas toujours de fonds nécessaires pour peaufiner leurs projets. Les TIC sont cruciales pour accentuer et étendre  l’impact socioéconomique de l’entreprenariat jeunesse.

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Quels conseils à l’attention de ces jeunes qui veulent entreprendre aujourd’hui ?

Il faut avoir une vision claire de ce que l’on veut faire, parce que sans vision, il est difficile de surmonter les épreuves. Ici au Cameroun, il faut encore multiplier l’effort par 10 pour les jeunes et par 20 pour les femmes !

Pour cela, il faut être stratégique et méthodique :

  • Organiser sa pensée  et mettre par écrit ses idées même les plus saugrenues ;
  • Analyser le marché  et l’environnement dans lequel nous voulons exercer, même si l’analyse se fait à petite échelle. Analyser précisément (i) la demande potentielle pour le produit/service que nous voulons offrir ; (ii) être conscient de l’offre existante déjà sur le marché, c’est à dire  les concurrents ; (iii) déterminer sa plus value ;  et (iv) rechercher les partenaires d’affaires adéquats.

A Harambe, la plupart des jeunes qui viennent à nous pour le coaching ne prennent pas le temps de bien « penser leur projet ». Ils n’effectuent pas les recherches approfondies nécessaires sur leurs idées, le nom de leur entreprise, le comment du positionnement leurs produits/services. Or, ces recherches sont primordiales pour la survie de leurs projets.

En couchant ainsi son idée sur papier, en effectuant les recherches nécessaires,  en faisant une analyse approfondie du marché, le porteur de projet peut développer une maquette pour démarrer la phase pilote de son projet. Le projet-pilote doit être structuré de telle manière à générer des fonds, ou à défaut, trouver une solution alternative de financement. Il m’a par exemple fallu trois ans pour comprendre que je ne pouvais pas continuer à exclusivement compter sur les sponsors pour financer les programmes et les activités d’HARAMBE. Avec le concours d’un de nos membres comptable de formation, nous sommes parvenus à créer un modèle économique pour générer les fonds afin de soutenir les œuvres de l’ONG. Solutionneurs SARL est donc notre solution aux problèmes de financement des activités de HARAMBE Cameroun.

 

Mademoiselle Olivia Mukam, nous vous remercions de nous avoir accordé cette interview.

Céline Victoria Fotso – Fondatrice de Je Wanda Magazine

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Bonjour Mademoiselle Céline Victoria FOTSO, vous êtes la Fondatrice de Je Wanda Magazine. Pourriez-vous  en quelques lignes vous présenter et nous dire comment vous est venue l’idée de créer ce support d’informations ?

Bonjour, merci pour cet échange. Je suis une citoyenne du monde profondément attachée à sa culture d’origine, enrichie par les rencontres, les voyages et les expériences. Je cherche à ma manière à apporter ma contribution au développement du Cameroun en particulier, et de l’Afrique en général. Je mets au service de ce rêve camerouno-africain, les quelques connaissances que j’ai pu acquérir au fil des années (Ecole de Commerce, Design de mode, Yves Saint Laurent, Smalto etc.). Je Wanda Magazine est un média interactif afropolitain de tendances et de divertissements, né il y a trois ans d’une page Facebook créée en 2009. C’est tout simplement à la volonté de la communauté des 5000 fans de l’époque, que j’ai fait évoluer ce que nous partagions sur la page, vers un magazine dont la ligne éditoriale est de parler d’une Afrique positive à travers ses nombreux jeunes talents. Nous parlons de culture, lifestyle, tech, business, mode, people etc. tout ce qui intéresse finalement la jeunesse africaine, mais aussi ceux qui aiment l’Afrique.

Vous êtes, pour la jeune génération camerounaise, une figure montante de la communication web en Afrique. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans le développement de vos activités et comment les avez-vous surmontées ?

Vous m’en voyez flattée et honorée ! Merci pour la distinction. Ce que mon projet a de particulier est  qu’il n’était pas planifié à l’avance. Il a été spontanément créé comme je vous l’expliquais, à la demande de nos fans. Nous avons certes une certaine notoriété, peut-être même un certain succès auprès du public, mais le challenge aujourd’hui est de structurer le projet en une réelle opportunité d’affaires. En somme, il est question de finaliser notre Business Plan, de pérenniser et rentabiliser le projet à travers un business model unique. A part cela, comme pour toute start-up, nous nous sommes heurtés  au manque de moyens pour développer notre activité. J’ai bon espoir que dans un futur proche cette étape de recherche de financement sera derrière nous, afin que nous puissions pleinement déployer nos ambitions pour le magazine.

Lors d’une interview sur Télésud, vous appeliez au retour des “forces vives” et vous êtes vous-même régulièrement au Cameroun où vous travaillez à conforter l’équipe sur place. Quels seraient les avantages d’une collaboration étroite entre talents locaux et ceux de la diaspora ?

Je suis une fervente militante pour le retour des filles et fils de la Nation de tous bords. Je pense profondément que le développement de notre pays se fera à travers ses filles et fils où qu’ils soient où qu’ils vivent, tant qu’ils œuvrent main dans la main. Je crois beaucoup en ce proverbe qui dit que l’union fait la force. Collaborer est essentiel. Voyager et voir ce qui se passe ailleurs est forcément enrichissant, cela permet une ouverture d’esprit qui est primordiale en ces temps de mondialisation.  Mais au final, il faut rentrer pour mettre son savoir-faire et son savoir-être au profit du développement de notre pays.

Savoir ce qui se fait ailleurs est un plus, mais cela n’a de sens que si on connait les réalités locales. C’est en ce sens que les « talents locaux » (qui est finalement une expression que j’apprécie de moins en moins) sont indispensables car ils maîtrisent les us et les coutumes locales, ils ont le « know how » propre au Cameroun. Il n’existe aucun endroit sur terre où vous pouvez prétendre faire des affaires sans tenir compte des habitudes culturelles et professionnelles qui y sont développées. Penser l’inverse serait de l’inconscience ou de la naïveté.

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Comment entrevoyez-vous cette coopération ?

Tout d’abord je conseille à ceux de la diaspora d’avoir l’humilité d’admettre qu’ils ne connaissent pas le terrain en matière professionnelle. Connaître les adresses de Beignets/Haricot ou de « Njoka » ne suffit pas pour maîtriser l’environnement des affaires au Cameroun. De même, je dirais à ceux qui résident au Cameroun depuis toujours, d’avoir conscience qu’ils ont un savoir-faire propre au contexte camerounais, mais qu’ils gagneraient tout aussi à s’inspirer des idées qui viennent d’ailleurs. Le partage est  un facteur de développement et d’enrichissement. N’oublions pas que nous sommes tous, avant tout, camerounais dans le cœur. La coopération passe également par la connaissance et la compréhension de l’autre. Humilité et ouverture d’esprit sont pour moi les postures à adopter dans toute coopération. Venir du même pays est un plus, il serait dommage que les « clivages » entre la diaspora et les locaux deviennent un handicap. En résumé : compréhension, patience et ouverture d’esprit sont les maîtres mots.

Au cours de vos séjours au Cameroun, vous avez fait des rencontres avec de nombreux jeunes entrepreneurs et porteurs de projets. Quel est votre sentiment vis-à-vis de leurs offres ?

Je suis très heureuse de constater et de confirmer que les camerounais entreprennent. C’est une réalité certaine. Je dis toujours que posséder un call box, c’est être auto-entrepreneur. L’aspect informel de l’activité n’enlève rien à cela.

Les offres des jeunes entrepreneurs sont ambitieuses, novatrices, même si parfois peu réalistes. Mais le problème ne réside pas à ce niveau : Il faut toujours rêver grand tout en commençant petit. C’est très encourageant. Je regrette juste qu’ils ne soient pas davantage accompagnés et encadrés par l’Etat.  L’entrepreneuriat est un palliatif certain au chômage des jeunes ; nous ne pouvons pas attendre de l’Etat qu’il résorbe tout seul le chômage, mais nous souhaitons que plus de mesures soient mises en œuvre pour aider les entrepreneurs camerounais.


 

“Humilité et ouverture d’esprit sont pour moi les postures à adopter dans toute coopération.”


Dans quels secteurs pensez-vous que les jeunes entrepreneurs camerounais auraient des propositions intéressantes pour l’Afrique et le reste du monde ?

Je vais commencer par prêcher pour ma propre paroisse en parlant de l’industrie de la culture. La culture ou plus précisément les produits culturels sont sous exploités alors que la matière première est à portée de main. Elle ne demande qu’à être extraite, transformée et commercialisée. Je peux déjà noter deux secteurs prometteurs : la musique, le cinéma et leurs activités connexes (évènementiel, communication, distribution, relations publiques, médias…).

Ces deux secteurs auront un grand impact sur la mode, ou plutôt sur le textile qui pourra enfin prendre son envol. Le processus est très simple : un artiste célèbre a besoin de mettre des vêtements et d’en changer régulièrement. Il peut se faire habiller par des designers ou des marques locales. Les fans, qui ont tendance à copier les codes vestimentaires de leurs idoles,  chercheront à se procurer les vêtements correspondant au style de l’artiste. J’exhorte d’ailleurs les artistes connus et les personnalités du football qui ont une grande audience auprès des jeunes, à revêtir de temps à autres, les créations de leurs compatriotes. De même, j’encourage les designers camerounais à sortir de leur coquille en professionnalisant leur communication.

Pour finir : les TIC, l’agro-alimentaire, l’industrie cosmétique (pas les produits éclaircissants bien sûr !) ou la prestation intellectuelle de services (le conseil), sont les secteurs d’avenir.

De plus en plus d’investisseurs voudront s’implanter en Afrique dans les deux prochaines décennies. Il leur manquera le « know how ». Pour y remédier,  ils auront besoin de consultants, et ce, dans tous les domaines. Cela peut paraître paradoxal, mais en temps de mondialisation, apporter quelque chose de différent au monde est un avantage concurrentiel énorme. Il ne sert à rien de vouloir offrir une formule « copier-coller » venant d’une autre culture. Le monde veut des produits/services/solutions innovantes.  Il faut que nos entrepreneurs commencent par  distribuer ces produits à leurs compatriotes. Penser mondialisation, c’est bien.  Mais cela n’intervient à mon sens que lorsque le « public-père » est conquis.

Quels conseils donneriez-vous à cette jeunesse qui s’engage sur la voie de l’entrepreneuriat ?

Il n’existe aucun endroit sur terre où entreprendre soit facile. Il n’existe pas non plus d’environnement  où l’on devienne riche en claquant des doigts. Tout milliardaire véritable vous rappellera que seul le travail est la clé du succès. Il faut faire preuve de patience.

Il n’y a pas de « petite » idée. Mais des idées on peut en avoir 1000 ! Une idée sans plan de réalisation demeure un rêve.

Il faut donc savoir se remettre en question, développer une stratégie efficiente et se discipliner. Il faut prendre le temps de sérieusement structurer son Business Plan afin de s’assurer que l’on comprenne soi-même suffisamment bien ce que l’on souhaite faire.

« Think BIG but start small » : Il ne faut pas donner de limites à ses ambitions mais plutôt œuvrer pour atteindre ses objectifs. Quand l’objectif est clairement défini, tout se met en place au fil du temps et grâce au travail. Croyez en vous et envoyez balader ceux qui ne le font pas.

Pour voir son projet entrepreneurial aboutir,  Il faut au final être passionné parce qu’on fait. Seule la passion vous empêchera d’abandonner votre challenge en cours de route, quand vous vous sentirez débordé par les difficultés. Si vous n’êtes pas passionnés, changez de projet !

Mademoiselle Céline Victoria, nous vous remercions de nous avoir accordé cette interview.

L’équipe SJC

Leolein WADO – Ingénieur

Leolein

Découvrez aujourd’hui le portrait de Leolein WADO JOUSSE. Ce jeune ingénieur de 26 ans, a conçu une éplucheuse à pommes de terre “made in Cameroon”. Leolein nous donne une fois de plus, l’opportunité d’exposer un génie dans la jeunesse camerounaise. A travers ce portrait, revivez  la genèse du produit, les difficultés qu’il a rencontrées mais surtout la réalisation d’un rêve.

Bonjour Leolein, avant de découvrir cette éplucheuse à pommes de terre, peux-tu  en quelques lignes te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je me nomme WADO JOUSSE Leolein et je suis né le 19 mars 1987. J’ai commencé mes études secondaires dans l’enseignement général pour ensuite me réorienter dans l’enseignement technique, en spécialité « Fabrication mécanique ». J’ai obtenu un Baccalauréat F1 en 2008.

Au terme de ces études secondaires, j’ai été admis au concours d’entrée à l’ENSET.  Cette dernière est une école de l’Université de Douala ayant pour objectif de former les professeurs des lycées d’enseignement technique. Autrement dit, les ingénieurs pédagogues. J’y ai passé cinq années d’études et je suis donc titulaire d’un DIPET II, qui est le Diplôme de Professeur d’Enseignement Technique de deuxième grade.

Comment t’est venue l’idée de concevoir cette éplucheuse à pommes de terre ?

L’idée m’est venue quand j’ai intégré l’ENSET en 2008. J’avais pris l’habitude de me rendre au restaurant universitaire avec mon camarade Arthur Ngongang, et je m’étais rendu compte que nous commandions systématiquement les mêmes menus. Il s’agissait essentiellement de ceux composés de riz et de spaghettis. Un midi, dans les rangs pour le service, las de la routine, j’ai demandé à Arthur s’il n’est pas possible que les responsables de la cantine, pour changer, nous servent des pommes de terre.  Arthur me rappela alors qu’au vu du nombre d’étudiants que comptait l’université de Douala (33 000 à l’époque), il serait impossible d’éplucher la quantité de pommes de terre nécessaire.

De retour en classe, me rappelant que dans le cadre de l’obtention de leur diplôme, les étudiants doivent rédiger un projet qui apporte une solution aux problèmes de la société, j’ai proposé à Arthur de concevoir une machine à éplucher les pommes de terre. Réticent au départ, j’ai fini par le convaincre en lui expliquant que la mission première des ingénieurs que nous aspirions à devenir est de concevoir des systèmes mécaniques qui facilitent le quotidien de la population.  Il a adhéré à la proposition de projet et nous avons conçu et réalisé une éplucheuse à pommes de terre en 2010.

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées  tout au long du processus de conception de cette machine ? 

Nous avons rencontré de nombreux obstacles. Nous n’étions que deux même si nous nous sommes fait accompagner par nos encadreurs, notamment le  Directeur Adjoint de l’ENSET,  le Professeur Ebenezer NDJEUGNA que je tiens à remercier pour avoir pris le temps de travailler avec nous.

Nous avons eu d’énormes difficultés techniques au niveau de la conception de l’abrasif qui est à l’intérieur du cylindre : nous avions pensé à un sablage alimentaire, mais nous avons eu de la peine à trouver une colle qui fasse adhérer le sable sur la paroi. Les colles généralement utilisées étant nocives pour l’organisme.

L’autre difficulté majeure a été le dispositif d’arrosage. Tel que nous avions conçu la machine, il fallait fixer un dispositif d’arrosage relié à une vanne avec un automate programmable géré par des capteurs, de manière à faire automatiquement démarrer le moteur dès que la pomme de terre  est présente dans la cuve. Etant donné l’absence de moyens financiers conséquents, nous avons abandonné cette idée pour procéder de façon mécanique.

Cette machine a donc été entièrement fabriquée à la main : du cintrage à la soudure !

Quel est le processus pour breveter une telle invention  au Cameroun ?

Le processus est simple. Nous avons eu la chance de participer aux Journées Technologiques en 2011. Pour l’occasion, il nous avait été demandé de faire une demande de brevet. Nous avons déposé la demande au Ministère des Industries, des Mines et du Développement Technologique. Le brevet nous a été accordé et nos travaux de recherche sont depuis lors subventionnés par le Ministère.

Je voudrais préciser aux jeunes étudiants inventeurs/concepteurs que nous gagnons à faire breveter nos mémoires et projets de recherche. La subvention du Ministère est de l’ordre de 65 000 Francs CFA par an pour les cinq première années, puis de 100 000 Francs CFA de la cinquième à la dixième année. Le brevet garantit une protection de la propriété intellectuelle pour 20 ans.

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Comment envisages-tu ton avenir professionnel ?

Je suis titulaire d’un DIPEG II, Diplôme de Professeur d’Enseignement Technique de deuxième grade en Fabrication mécanique. Je souhaite poursuivre un Master en Mécatronique et pourquoi pas, décrocher un Doctorat.

La mécatronique est une combinaison synergique et systémique entre l’informatique, l’électronique et la mécanique. Je veux allier l’électronique et l’informatique pour concevoir des systèmes beaucoup plus sophistiqués. Je souhaite parfaire ma formation à l’étranger et revenir au Cameroun pour monter une entreprise de fabrication de machines et de pièces pour l’industrie agroalimentaire.

S’agissant de la machine conçue, penses-tu qu’il existe une demande conséquente vis-à-vis de ton produit au Cameroun ?  

J’ai fait une étude de marché en 2010. Cette étude était axée sur les unités de restauration, d’hôtellerie, les entreprises de production de chips et les ménages. Je me suis rendu compte que cette machine est en demande par les unités de restauration, d’hôtellerie et les industries de production des chips et de biscuits.

Le volume important de la machine n’est par contre pas propice à un usage ménager. Nous avons donc entrepris de concevoir un modèle à l’attention des ménages ; il devrait être mis sur pieds sous peu.

Si le produit venait à être mis sur le marché, à quel prix envisagerais-tu sa mise en vente?

Vous savez que le prix d’un produit est fonction de la quantité demandée. Pour le moment, j’envisagerai de l’écouler à 500 000 F CFA l’unité.

As-tu rencontré des personnes/organismes qui assistent les ingénieurs dans la conception et la commercialisation de leurs produits ?  

Je n’ai pas connaissance d’une telle institution. Si jamais vous connaissez des plates-formes qui peuvent venir en aide aux  jeunes comme moi, ça me ferait énormément plaisir.

Qu’est-ce que tu pourrais attendre d’une telle plate-forme ?

J’attendrais d’une telle plate-forme qu’elle m’aide à acquérir des compétences managériales pour faire une étude de marché plus précise ; ainsi que des compétences commerciales pour m’aider à commercialiser cette machine à grande échelle.

Merci Léolein de nous avoir permis, à travers cette interview, de découvrir le génie de la Jeunesse Camerounaise.

Carnet de l’Engagement pour la Jeunesse

Chers Congénères,

Après de longs mois de travail et une volonté subsistante de vous présenter un carnet de qualité, nous y sommes enfin arrivés!

Veuillez trouvez ci dessous les liens pour télécharger gratuitement notre carnet.

N’hésitez pas à le partager massivement à l’ensemble de vos contacts,amis, proches, familles et entourages.

– link 1: Le Guide du Bon Citoyen

– link 2 : Le Guide du bon Citoyen

Nous sommes disposés à répondre à l’ensemble de vos interrogations sur le carnet via l’adresse mail : contact@sjc-online.com