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Tweetemission SJC sur l’Agriculture – Flavien Kouatcha et Philippe Jong

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Le Vendredi 25 Septembre de 18h30 à 22h, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.) a expérimenté une de ces idées qui, nous le pensons, peuvent rapprocher les jeunes de l’information fiable, tout en contribuant à faire la promotion de ceux qui inventent, de ceux qui innovent, de ceux qui osent. Cette mission qui est la nôtre nous semble encore plus aujourd’hui de première nécessité, tant nous jeunes camerounais sommes enclin à entreprendre, plein de joie pour faire bouger les lignes au quotidien par petites touches.

Suivant la problématique simple : « En quoi l’agriculture peut participer à créer des ponts entre les jeunes ruraux et urbains – cas de l’Adamaoua ». La tweetemission© qui se présente sous la forme d’un hangout via Twitter a été l’occasion pour deux jeunes camerounais dynamiques et sincères, de parler d’eux, de leur business et des opportunités nombreuses et diverses qui résident encore dans le domaine agricole!

Flavien Kouatcha (photo), Jeune camerounais de 26 ans, Ingénieur de formation en Sciences et Techniques de l’industrie. Certifié Inbound marketing, il attache de l’importance à la production locale. Flavien est aussi AgroEntrepreneur, Promoteur de SOA (Save Our Agriculture) qui exerce dans l’agriculture et le commerce en gros de poulet de chair, la culture de la tomate et du gombo.

Philippe Jong, 27 ans Entrepreneur agricole spécialisé dans la production maraîchère bio sous serre.

Tous deux, cofondateurs du magazine AgroTime spécialisé dans l’agriculture et l’information à destination des jeunes, ont eu a cœur de répondre aux préoccupations des jeunes présents en direct sur le canal d’accès #AdamAwa2015 ! AgroTime est un hebdomadaire gratuit diffusé sur le réseau social Twitter tous les mercredis.

Flavien est formel. Comme ses aînés qui insistent pour inviter les jeunes à investir le vaste champ économique de l’agrobusiness : l’agriculture camerounaise a besoin de professionnels certes mais elle a d’abord besoin de bras, de cœur et d’intelligence pour se développer au quotidien. C’est assurément, dans un pays équatorial aux terres fertiles (comme le Cameroun), le seul business sûr dans lequel il est possible de commencer à partir de peu, pour vite réaliser à force de travail et d’innovations (marketing, production, logistique…) un grand chiffre d’affaires.

L’agriculture c’est de l’économie ; contribuer à sa croissance c’est contribuer à améliorer la vie sociale des africains. Via le marché d’Ebolowa, en l’occurrence, une bonne part de nos productions locales alimente les marchés de la sous-région. Avec 19.9% du PIB, c’est un secteur d’importance qui malheureusement emploie peu de jeunes et dont la production locale semble en baisse. Cela est dû à plusieurs facteurs. En effet, entre autres difficultés, beaucoup d’intrants sont importés alors que nous avons aptitudes localement pour production de ceux-ci. Mais ils ont pu constater que les jeunes périssent par manque d’information claire et fiable. Or celles-ci existent ! Le MINADER distribue gratuitement des informations sur les différents programmes élaborés et exécutés notamment :

  • Le PACA (Programme d’Amélioration de la Compétitivité Agricole) : C’est celui par lequel il est le plus facile d’obtenir des  financements ou de l’assistance. Il donne la priorité aux coopératives et privilégie le maïs, le plantain, le cacao, ou, l’élevage de poulets, de porcs.
  • Le PADC (Projet d’Appui au Développement Communautaire) : domicilié à Yaoundé, il est destiné au développement local et à pour cible principale les groupes sociaux.
  • L’ACEFA : Programme d’Amélioration de la Compétitivité des Exploitations Familiales Agro-pastorales. Siège : Yaoundé avec représentations dans les dix régions du Cameroun. Son représentant Littoral M. NKENG PEH était d’ailleurs présent lors des Journées de l’Entreprenariat Jeunesse organisée par la SJC le 14  février dernier.  L’ACEFA apporte son appui au financement des projets innovants et productifs, en passant par des actions de vulgarisation agricole,  et d’amélioration des techniques de transformation. C’est un programme un peu plus complet qui intègre la mise à disposition d’un conseiller spécialisé pour étude, évaluation de votre projet et réorientation. Par ailleurs, il vous suit pendant quelques temps après obtention de votre bourse. [NDLSJC : les programmes sont financés et n’attendent que vos projets. Vous pouvez rencontrer les responsables ACEFA dans les Délégations régionales du MINADER !]

Le  gouvernement en prescrivant ses objectifs de développement local et vu l’idéal non atteint de l’autosuffisance alimentaire a déployé spécifiquement pour les régions proches et l’Adamaoua, les programmes suivants :

  • Le PARFAR (Programme d’Amélioration du Revenu Familial dans les Régions Septentrionales) : il distribue spécialement des semences de base, des plants fruitiers, participe à la construction des points d’eau et latrines. Il insiste sur l’exploitation locale et à son siège à Garoua
  • Le Projet de Relance de la Riziculture dans la vallée du Logone qui offre des semences améliorées, des décortiqueuses. Contacter M. Abakachi 677.55.60.81

En effet, bien que pas optimale, la culture dominante est ici le Riz. Le maïs est la seule culture passant par une logistique industrielle. Sont propices dans l’Adamaoua, qui jouit dans sa partie sud d’un climat soudano-guinéen avec une forte pluviométrie (et contrairement aux préjugés désertiques), l’arachide, le manioc, l’igname, la patate, l’oignon, le haricot, la kola, le café, le cacao, … Ajoutons qu’il existe un organisme LABOAGRI dont la mission est d’encourager par la subvention les projets agricoles.

Il ne fait aucun doute dès lors, pour tous les intervenants du secteur, que l’initiation à l’agriculture doit commencer dès le bas âge. En grandissant, les jeunes pourront absolument briser le stéréotype méprisant l’agriculteur. Reprenons M. André FOTSO : «  Nourrir les hommes est un métier noble ». Un métier noble et de prime importance, pour conclure qu’y investir est salvateur. N’hésitez donc pas pour vous lancer, à commencer par les cultures courtes. Ou alors vous tourner vers la CCIMA (Chambre de Commerce) pour plus d’informations notamment de financement.

Osez vous lancer et Bâtir votre légende. Oser créer des passerelles entre jeunes de vos villages et jeunes des villes. Cette mutualisation est de nature à partager des opportunités d’extension ou de développement du secteur (marché, compétences, technologies…). Qui sait ? Vous construirez peut-être votre légende en intégrant les success stories connues : Metomo du Poivre de Penja, le miel d’Oku, William Kameni, le café Ziama Macenta

Osons !

PS : la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.) organise du 21 au 26 Octobre 2015, la deuxième édition de ses voyages-excursions ADAMAWA. Vous pouvez vous y inscrire en appelant au +237 696488386. Plus d’informations ici.

Patrick EHODE – Le Techpreneur qui lance le média social démocratique

Patrick EHODE

Patrick EHODE est le Promoteur de la plateforme digitale VAIRIFIED, un nouveau média social créé au Cameroun.

Il se confie à l’équipe rédactionnelle de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise.

Synergie de la Jeunesse Camerounaise : Bonjour M. Patrick EHODE. Vous êtes le Promoteur de Vairified, une plateforme qui regroupe les internautes en fonction de leurs centres d’intérêts. Pourriez-vous en quelques mots vous présenter et nous dire comment vous est venue l’idée de cette initiative ?

Patrick EHODE : Bonjour à toute de l’équipe SJC ainsi qu’à l’ensemble de vos lecteurs ! Je suis Patrick EHODE promoteur de Vairified depuis 2014, un média social dont le principal objectif est de filtrer les informations fiables et attestées par des communautés d’internautes constituées par des amateurs des thématiques concernées. L’idée de créer Vairified est partie d’un simple constat sur le contraste entre la quantité des informations disponibles sur internet et la fiabilité de ces dernières. Nous nous sommes rendu compte que fournir l’information d’une certaine qualité aux internautes tout en préservant la convivialité et l’interactivité d’un média social pouvait garantir le succès de notre entreprise.

SJC : Vous êtes parvenu à développer un espace virtuel favorisant la circulation de l’information fiable entre professionnels, utilisateurs de produits/services et les marques. Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées durant la phase de création et d’implémentation de votre produit et de votre entreprise ? Comment les avez-vous surmontées ?

PE : Les difficultés étaient multiples. Tout d’abord d’un point de vue technique, il a fallu implémenter une solution simple mais pertinente en tenant compte de la qualité de la connexion internet et du faible attrait que représentent les start-ups pour les travailleurs compétents au Cameroun.On a donc œuvré à convaincre et engager des ressources humaines pour réaliser ce projet, en jouant sur notre crédibilité mais aussi en s’appuyant sur un modèle de participation gagnant-gagnant pour chaque intervenant.

SJC : Vairified facilitera à terme l’exposition des marques camerounaises et des spécialistes issus de tous les secteurs d’activités. Quels sont vos avantages concurrentiels face à des réseaux comme Facebook et LinkedIn qui favorisent la convivialité et le partage entre la marque et son consommateur, entre le professionnel et son tissu relationnel ?

PE : Vairified n’intègre pas la notion d’amis, de followers ou de collègues. Tout se joue dans la capacité d’un groupe de personnes possédant au moins une expérience commune (marque, lieu, savoir-faire) à pouvoir donner leur avis sur des sujets grâce à un vote. L’internaute ne reçoit des avis et des informations qu’en rapport avec ses centres d’intérêts. Vairified peut par exemple être utilisé pour le SAV et la relation client, mais aussi pour influencer les tendances de consommation et/ou artistiques. De plus avec l’agrégation des avis, Vairified permet de créer une base de données solide d’informations d’une certaine pertinence stratégique.

SJC : Dans un environnement où l’afflux d’informations pose quotidiennement le problème de la fiabilité de cette dernière, Vairified se positionne comme un filtre qui garantit la justesse de l’information partagée. Comment cela fonctionne-t-il ?

PE : Tout d’abord pour vous inscrire sur la plateforme, il vous suffit d’aller sur le site www.vairified.com et de renseigner vos informations civiles. Une fois inscrit, vous avez accès à l’ensemble des informations validées par les communautés d’internautes. Pour faire partie desdites communautés et donc donner vos avis sur les questions soumises à la validation, vous devez indiquer deux références capables d’attester de votre expérience sur la thématique. Les référents peuvent ne pas être inscrits sur la plateforme, un courriel leur sera envoyé pour obtenir leur confirmation. Toutes les références sont conservées et les informations sont corrélées à terme pour garantir leur pertinence et le cas échéant, recommencer le processus.

Voir la vidéo du reportage réalisé par ActuNet de VoxAfrica >>> 

SJC : Quelle est votre vision, quels sont vos objectifs pour Vairified pour les trois prochaines années ?

PE : Avec 3.2 milliards d’internautes dont 2 milliards vivant dans les pays en voie de développement, notre vision est d’établir successivement Vairified comme champion national, sous-régional, puis continental et enfin mondial. Nous pourrons au bout des trois prochaines années dépasser la barre des 50 millions d’utilisateurs avec des fonctionnalités facilitant le e-commerce. Nous sommes encore loin de là et pour y arriver, il nous faut prioritairement continuer à procurer de la satisfaction à nos utilisateurs les uns après les autres.

SJC : Les secteurs des technologies de l’information, du web et du mobile réalisent actuellement leurs croissances les plus importantes sur le continent africain. Comment les jeunes entrepreneurs camerounais peuvent-ils d’après vous, stimuler ces secteurs et en tirer profit ?

PE : Je pense que nous avons rencontré des difficultés avec les technologies dans nos pays dont beaucoup sont liées au fait que les implémentations ignoraient ou minimisaient souvent la valeur des us et coutumes à remplacer. Souvent nous nous bornons à voir uniquement le problème tel qu’il nous arrange alors qu’il est préférable de l’envisager tel qu’il doit être solutionné. Nous pensons qu’en solutionnant ainsi les problèmes, nous aurons des réponses pertinentes qui apporteront plus de vitalité et de crédibilité à ce secteur des IT qui en a besoin notamment pour son financement.

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SJC : Abordant justement la question du financement. Quels sont les moyens auxquels vous avez eu recours pour lancer votre projet ?

PE : D’après notre petite expérience, il était assez difficile de trouver un financement auprès d’une institution traditionnelle. Ayant considéré nos options dès lors il était clair que les alternatives comme le financement participatif étaient soit minces ou très gourmande en temps. De plus, nous pensons que les start-ups doivent s’atteler à avoir un produit et un marché plus ou moins immédiat avant de commencer à recourir à l’endettement ou l’ouverture du capital à toute forme d’investisseurs. Notamment pour prendre les bonnes habitudes de travail tel que l’économie, l’efficacité et l’efficience pour un avantage compétitif car l’innovation aussi c’est trouver des moyens de produire peu cher.

L’équipe Vairified a donc eu recours à une levée de fonds au sein de son réseau personnel.

SJC : Votre parcours d’entrepreneur a sans doute été jalonné de quelques échecs. Quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ? Quelles leçons en avez-vous tiré ?

PE : Les échecs font partie intégrante de la courbe d’apprentissage. J’en ai connu et nous continuons d’en avoir tous les jours. Je garde en mémoire le premier projet que nous avions monté avec un ami sur l’optimisation de l’allocation des ressources. Nous avions obtenu un entretien avec un responsable d’une multinationale locale qui nous avait fait comprendre que même si notre solution était techniquement viable, les dynamiques locales pour rendre notre entreprise prospère n’étaient pas prises en compte. J’ai dès lors compris que mon parcours d’ingénierie ne suffisait pas et qu’il me fallait maîtriser la dynamique des affaires pour atteindre mes objectifs. J’ai donc étudié et travaillé dans la finance au lieu de profiter de la bourse pour un laboratoire réputé en France qui m’avait été offerte. Cette expérience m’a donné une perspective un peu plus nuancée de ce qu’est un produit et de comment approcher un marché.

SJC : Quels sont les entrepreneurs camerounais pour lesquels vous avez le plus d’admiration ?

PE : De ma conception, l’entrepreneuriat est une aventure personnelle dont la réussite réside dans sa capacité à transformer sa passion en vision. L’initiative d’entreprendre ne doit pas puiser sa source uniquement dans le parcours d’un entrepreneur accompli, elle doit s’inventer et se réaliser. De ce fait, j’admire tous ceux qui entreprennent à tous les niveaux dans notre pays car le climat des affaires n’est pas toujours propice au développement de l’entrepreneuriat. Le quotidien est tellement pesant qu’il est facile d’oublier que l’on peut façonner son propre futur et celui de la société grâce à son initiative.

SJC : M. EHODE, nous sommes arrivés au terme de notre interview. Quels conseils donneriez-vous à nos jeunes lecteurs qui ont soif d’entreprendre mais qui hésitent encore à se lancer ?

PE : Si je peux m’aventurer sur le terrain des conseils, je dirais qu’il faut comme le disait un grand monsieur – M. Ekwunife : DREAM BIG, PLAY BIG and ENJOY IT. Par mon expérience, le rêve doit toutefois être accompagné d’une volonté réelle d’entreprendre, de motivation, d’ardeur au travail, de permanente remise en question et surtout d’humilité. Il faut savoir reconnaître que l’on s’est trompé car ça arrive souvent surtout lorsqu’on est bien entouré.

SJC : Monsieur Patrick EHODE, nous vous remercions de nous avoir accordé cette interview.

PE : C’est moi qui vous remercie, tout en vous souhaitant un vif succès pour vos initiatives à venir. 

La rubrique “Portraits” de notre site web présente au travers d’interview des jeunes leaders camerounais locaux et de la diaspora. Etes-vous un chef d’entreprise ou un acteur social ? Etes-vous intéressé par une interview dans nos colonnes ? Veuillez-nous écrire à l’adresse suivante : contact@sjc-online.com

Excursion éducative 2015 – Programme détaillé des activités

>> Lire l’article de l’Excursion éducative “Adama et Awa”

MERCREDI 21/10/2015 :

11.00 Arrivée des participants au point de rassemblement à Douala
12.00 Départ des participants de Douala pour Yaoundé
16.00 Arrivée à Yaoundé et relaxation
18.00 Regroupement des participants à la gare voyageur de Yaoundé – Dernières dispositions
19.10 Départ de Yaoundé pour Ngaoundéré

JEUDI 22/10/2015 :

09.00 Arrivée à Ngaoundéré
10.00 Installation des participants à l’Hôtel TRANSCAM
12.00 Déjeuner-Buffet
13.30 Départ pour le quartier administratif
14.00 Présentation et Salutations aux autorités administratives : Gouverneur de l’Adamaoua – Préfet de la Vina – Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de N’Gaoundéré
16.00 Retour à l’hôtel
16.30 Causerie éducative sur le thème «La place de l’entrepreneuriat dans l’évolution des sociétés africaines»
18.30 Fin de la causerie et Repos
19.30 Dîner-Buffet
21.00 Causerie éducative sur le thème: «La Culture comme facteur d’accroissement de l’Entrepreneuriat social au Cameroun : Cas de l’Adamaoua » – Participation des étudiants de l’Université de N’Gaoundéré
23.00 Fin des échanges et des activités de la journée

VENDREDI 23/10/2015 :

07.00 Petit déjeuner-Buffet
08.30 Départ de l’Hôtel et Visite des chutes Tello
10.30 Visite des chutes de la Vina
12.00 Déjeuner-Cocktail
13.00 Départ pour le Lamidat de Ngaoundéré
13.30 Visite et activités connexes au Lamidat (Sortie de la Mosquée du Lamido – Précession des notables – danses et chants traditionnels – Fantasia – Entretien avec le Lamido)
17.30 Retour à l’Hôtel et Relaxation
19.30 Dîner-Buffet
21.00 Causerie éducative sur le thème: «En quoi le social business diffère-t-il de la philanthropie ?»
23.00 Fin des échanges et des activités de la journée

SAMEDI 24/10/2015

07.00 Petit déjeuner-Buffet
08.30 Départ de l’hôtel pour le ranch Nana Bouba à Baledjam
09.00 Visite du Lac Tison
10.00 Visite du Ranch et Entretien avec El Hadj Nana BOUBA DJODA
12.30 Déjeuner-Cocktail
13.30 Départ pour le Mont Ndéré
14.30 Arrivée et ascension du Mont Ndéré
17.00 Fin de l’Ascension et Retour à l’Hôtel
17.30 Repos et relaxation
19.00 Dîner-Buffet
20.30 Ateliers de groupes pour la création de start-ups – Participation des étudiants de l’Université de N’Gaoundéré
23.30 Fin des ateliers et Soirée récréative au Boukarou
02.00 Fin des échanges et des activités de la journée

 DIMANCHE 25/10/2015 :

08.00 Petit déjeuner
09.30 Activité sociale , Visite d’un Orphelinat
11.30 Visite & Entretien avec El Hadj ABBO Ousmanou à N’Gaoundéré et visite de l’usine MAISCAM
14.00 Retour à l’hôtel
14.30 Déjeuner-Buffet
15.30 Repos et relaxation
16.30 Débriefing Voyage (1ère phase)
18.00 Fin du débriefing et Départ pour la gare de Ngaoundéré
19.15 Embarquement et retour sur Yaoundé

LUNDI 26/10/2015 :

09.00 Arrivée à la gare de Yaoundé
10.00 Brunch et Débriefing du Voyage (2ème phase) au Restaurant Case Nègre
13.00 Retour sur Douala
17.00 Arrivée à Douala

 FIN DE L’EXCURSION 2015.

>> Lire l’article de l’Excursion éducative “Adama et Awa”

African Experience of Tribal Art – Une immersion dans la pensée des premiers hommes

Le 18 Juillet 2015 se tenait dès 10 h à Paris l’ “African Experience of Tribal Art”, une excursion guidée au cœur des arts premiers africains. Sous la houlette de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise, par le biais de sa filiale Europe, et de l’agence de tourisme Little Africa dirigée par Jacqueline Ngo MPII, la visite magnifiait à travers un itinéraire dans les ruelles parisiennes, le meilleur de l’art tribal d’Afrique, qu’elle soit centrale, orientale ou occidentale… Un fort condensé d’histoires et de traditions ancestrales qu’offrait cette expérience unique, aux participants venus assister à l’événement.

Jacqueline Statuts

Une découverte de l’Art Tribal africain, oui. Mais pourquoi à Paris ?

Nous nous sommes sans hésitation rendus à Paris, tout simplement parce que la ville représente le premier marché de l’art tribal dans le monde. En effet, l’engouement de la ville de Paris pour l’«Afriqu’art» commence au tout début du siècle dernier.

Petit retour dans le temps. Au début du 19ème siècle sont ouverts un peu partout en Europe des «zoos humains» où des indigènes africains sont exposés dans des enclos. A l’exemple de Saartjie Baartman plus connue sous le nom de la “Venus Hottentote”, qui fût le plus célèbre de ces personnages exposés et aliénés, dans les années 1810.

Puis en 1931, l’ethnologue Marcel Griaule organise le «Dakar – Paris», une mission visant la collection de données ethnographiques éparses, ainsi que d’objets d’art, qui plus tard seront conservés au musée d’Ethnographie du Trocadéro.

Evénement majeur également au cours de cette même année 1931 : l’exposition coloniale internationale, au cours de laquelle des scénarios de vie des peuples «autochtones» d’Afrique étaient recréés, et exposés tels un large panorama. Celle-ci avait alors pour but de justifier l’essence de la colonisation, et l’intérêt « d’apporter de la civilisation à ces peuples indigènes ». L’exposition coloniale déportera ainsi de nombreux africains, et des objets de leur quotidien, ce qui explique en partie la présence marquée de reliques tribales en France.

Tous ces événements une fois réunis, placent et à juste titre, l’Art tribal africain au cœur du marché de l’art en France. A tel point que certaines s’arrachent aujourd’hui à plusieurs millions d’euros dans des ventes aux enchères comme nous l’ont révélé Jacqueline MPII et quelques propriétaires de galeries. La pièce la plus chère enregistrée à ce jour, est un masque Fang venu du Gabon, vendu à près de 5,9 millions d’euros en juin 2006.

La visite débute, c’est parti !

Premier jet d’ancre de l’African Experience, 141 Boulevard Raspail devant la Galerie KANAGA (anciennement Galerie Vérité), première galerie parisienne ayant traité l’ «Art africain» proprement dit, ouverte en 1931.

Nous y apprenons la particularité de l’art tribal. Il n’est pas primairement destiné à «faire joli». Nos ancêtres étaient plus adeptes d’un art utilitaire, car chaque objet aujourd’hui exposé et admiré pour sa beauté, qu’il soit religieux, un talisman, ou d’usage commun (chaises, lances, boucliers, sabres …), avait été pensé pour subvenir à un besoin précis lié à la vie de la tribu. En d’autres termes, il n’y avait à cette époque pas « d’art pour l’art ».

Jacqueline ChapeauSecond point d’attache : Le Jardin du Luxembourg, ce lieu qui avec le Café Flore, constituait des sites phares d’inspiration pour les artistes français du début du XXème siècle.

De Matisse à Monet, en passant par Picasso et Braque, le jardin fut pendant longtemps l’eldorado de fanas du pinceau, qui après une rencontre fortuite avec un masque africain de Derain, verront leur travail influencé par les traits particuliers de cette pièce d’art, et des nuances marquées propres à l’art classique africain. Fruit de cette inspiration, « Les demoiselles d’Avignon » de Picasso, sur lequel l’une des demoiselles présente un visage aux allures de masque africain.

Ensuite direction la Maison de l’Afrique, une agence de voyage proposant des séjours un peu partout en Afrique, et abritant régulièrement dans leurs bureaux, des expositions thématiques sur l’Afrique. Sur le thème actuel du «pagne en politique», nous avons le plaisir d’y découvrir de très colorés tissus pagnes, aux effigies de différents chefs d’Etat africains, avant une petite escapade dans un parc voisin où trône une statue en l’honneur du célèbre poète Guillaume Apollinaire, artiste français ayant également beaucoup œuvré pour la reconnaissance de l’art africain dans le milieu artistique parisien.

Terminus en grandes pompes de cette odyssée : La Galerie GAM située au 13 rue Bonaparte, 75006 Paris.

Après une présentation détaillée de son travail, de ses moyens d’approvisionnement et de distribution, le galeriste pour le plus grand plaisir de ses hôtes, se lance dans un tutoriel intéressant sur des méthodes d’authentification des œuvres d’art.

Pour chaque article acheté, celui-ci à la possibilité de faire des tests pour certifier de l’ancienneté de la pièce. Le test le plus connu est celui au Carbone 14 mais étant très coûteux, il n’est utilisé que pour des œuvres de très grande valeur. Une alternative plus abordable est le « test argile », permettant d’identifier le type d’argile utilisé sur une pièce, donc par ricochet d’estimer l’âge de cette dernière (à 10 ans près).

Y étaient exposés des masques en tout genre, des statuettes, des épées forgées et autres pièces d’art, à des prix tenez-vous bien, allant jusqu’à 100 000 €. Impressionnant.

La Galerie GAM signe la fin de cette visite fort enrichissante, immersion au cœur du savoir-faire des premiers hommes d’Afrique. L’intérêt indéniable des participants, au regard de la horde de questions posées tout au long du parcours a été un point fort de l’excursion, pour le plus grand plaisir de notre guide Jacqueline qui a su apporter une réponse satisfaisante à chacune d’elles.

Jacqueline RepasPuis, vint l’heure du brunch collectif dans un restaurant, où tout le monde a continué à échanger avec Jacqueline et l’artiste Fred Ebami sur l’art africain en général, dans une ambiance bon enfant et autour d’un repas copieux.

Notre guide pour la visite des galeries, Jacqueline Ngo MPII, nous a confié pour vous un ensemble de lectures enrichissantes que nous nous empressons de partager. Elle est elle-même disposée à répondre à vos questions ou à vous conduire de manière individuelle ou collective durant cette escale africaine en plein cœur de Paris.

Lectures recommandées par Little Africa :

  • La France Noire ou le Paris Noir, Pascal Blanchard
  • Zoos Humains et Exhibitions Coloniales, Pascal Blanchard
  • L’Esthétique de l’Art Africain, Mbog Bassong
  • L’Invention du Sauvage, Exhibitions, Pascal Blanchard

Little Africa

Ostéoporose : une maladie qui porte le visage de la Femme !

L’ostéoporose

Maladie généralisée du squelette, l’Ostéoporose s’explique par une diminution de la Densité Minérale Osseuse (DMO). Cette diminution de la DMO, entraîne des modifications de l’organisation structurelle de l’os en augmentant sa fragilité. Résultat : des fractures surviennent plus facilement en cas de traumatisme, régulièrement à la suite d’un effort (même léger) à des stades avancés.

La maladie est caractérisée par une perte de la résistance des os qui prédispose aux fractures. Généralement, les os se fragilisent en raison d’une accumulation de carences principalement alimentaires : calcium, phosphore et autres minéraux essentiels. L’ostéoporose rend les os plus poreux et par conséquent plus susceptibles de se fracturer lors d’une chute que d’aucuns considèreront comme banale et qui… en temps normal, n’aurait laissé que quelques douleurs et/ou fous-rires.

Les études scientifiques démontrent que les personnes âgées de 65 ans et plus sont plus sujettes à l’apparition de la maladie. Mais celle-ci, insidieuse et opportuniste, peut parfois survenir plus tôt (dès la trentaine !). Ainsi, les spécialistes estiment que la maladie touche ou touchera  1 femme sur 4 et 1 homme sur 8 au cours de leur vie.

Ils concluent leurs observations en interpellant les femmes en particulier. En effet,  de l’âge de 50 ans à la fin de leur vie, 4 femmes sur 10 subiront une fracture mettant en cause l’ostéoporose. 4 femmes sur 10 !

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Les principaux os touchés sont liés à la mobilité. Ce sont ceux de  la hanche, des poignets et de la colonne vertébrale. Ils subissent le plus souvent une fracture attribuable à la maladie.

Nous insistons et en faisons notre objet de sensibilisation pour le 8 mars, dans le sillage des célébrations de la Femme afin d’inviter à la prise de conscience, d’interpeler, d’informer pour inciter les unes et les autres à… de meilleurs comportements alimentaires et responsables. Tant les femmes sont celles qui cuisinent, tant ce sont elles qui sont les mieux à même d’inculquer des comportements alimentaires et sains. En ceci que l’ostéoporose n’engendre spécialement aucun symptôme avertisseur, difficile à guérir, cette “guérison“ réside dans sa  prévention attentionnée. Ce n’est pas sans raisons que ses adversaires (médecins, ostéopathes, nutritionnistes, kinésithérapeutes…) lui ont donné des surnoms aussi accusateurs que mesquins : le « Voleur silencieux »… le « Mal silencieux ». Le plus souvent, c’est à la suite d’une chute minime amenant une fracture inversement proportionnelle que la perte osseuse est constatée. Toutefois, il convient de scruter quelques indices simples notamment une réduction de la taille (de 4 cm ou plus), liée à une courbature du dos, causée par un affaissement des vertèbres, ledit  affaissement peut entraîner des douleurs intenses au dos. Ou alors, se faire examiner régulièrement (par un authentique diplômé en sciences médicales) en cas de douleurs répétées qui ne sont pas d’origine musculaire.

 

Les personnes à risque

Sont considérées comme personnes à risque :

  • Les personnes âgées de plus de 65 ans ;
  • Les personnes ayant déjà subi un écrasement des vertèbres ou une fracture vertébrale ;
  • Les personnes ayant des antécédents familiaux de fractures causées par l’ostéoporose (l’ostéoporose est une maladie héréditaire) ;
  • Les femmes ayant eu une ménopause précoce (avant l’âge de 45 ans), pour des raisons naturelles ou après l’ablation de leurs ovaires. La production d’oestrogènes, qui contribuent au maintien de la masse osseuse, diminue beaucoup à la ménopause. Plus le temps d’exposition du corps aux oestrogènes est long, plus le risque d’ostéoporose diminue. De plus, les femmes qui manquent d’oestrogènes en raison d’une maladie appelée hypogonadisme sont aussi à risque accru ;
  • Les personnes atteintes d’une maladie qui interfère avec l’absorption du calcium dans l’intestin (par exemple, la maladie de Crohn) ;
  • Les femmes qui ont eu des périodes d’aménorrhée de plus de 6 mois (hormis la grossesse) ;
  • Les personnes qui ont déjà suivi un traitement aux corticostéroïdes par voie orale durant plus de 3 mois.
  • Ceux et celles qui ont pris ou prennent des médicaments anticonvulsivants ou de l’héparine ;
  • Dans une moindre mesure, les personnes atteintes d’arthrite rhumatoïde ou ayant déjà fait de l’hyperthyroïdie. Ces 2 facteurs derniers sont cependant considérés comme mineurs.

Ainsi, nombre de facteurs bien connus des urbains et des sociétés africaines accroissent le risque d’ostéoporose. Leurs effets peuvent être cumulatifs. Toutefois, l’on a pu constater que leur influence est moins importante que celle des facteurs décrits dans la partie des personnes à risque. Sont par conséquent dénoncés :

  • Le manque d’exercice physique ;
  • Une alimentation pauvre en calcium tout au long de la vie (mais surtout avant la trentaine, d’où l’importance de s’y prendre tôt. La protection des enfants est un soutien à la santé des adultes qu’ils seront) ;
  • Une carence en Vitamine D, causée par une exposition limitée à la lumière du soleil ou par une alimentation pauvre en celle-ci. Cette vitamine est essentielle au métabolisme du calcium ;
  • Le tabagisme !
  • Une perte de poids importante (plus de 10 % du poids corporel) avant l’âge de 25 ans, ou un poids inférieur à 60 kg (132 livres) ;
  • La consommation excessive d’alcool ;
  • Une grande consommation de caféine (café, colas, boissons énergisantes, chocolat). La caféine “augmenterait“ les pertes de calcium et autant le débit urinaire. Les experts recommandent habituellement aux personnes âgées, en plus de s’assurer d’un apport adéquat en calcium et en vitamine D, de ne pas boire plus de 3 (petites) tasses de café à la journée.

La prévention

Dans le cadre de la prévention de l’ostéoporose, l’objectif majeur  est d’empêcher les fractures. La prévention doit s’assurer de réduire de moitié le risque de fractures associées à l’ostéoporose. Nul  n’envisage de tomber ou ne prend rendez-vous avec des chutes. Néanmoins, il convient de se préoccuper de prévenir comportements à risques de type cascade qui concourent aux fractures dès le plus jeune âge. C’est l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé qui le suggère : plus tôt on adopte un mode de vie sain, meilleurs seront les gains.

Les Mesures préventives primaires sont les suivantes. Elles vont en secouer plus d’un, tant il nous revient de répéter ce que tout adulte intelligent sait, oui sait bien !

Les 3 mesures suivantes sont les plus usitées. Tout en évitant, bien sûr le plus possible les facteurs de risque décrits plus haut.

j04278141-   Faire de l’exercice physique. Les études montrent que l’exercice physique est bon pour les os, tout au long de la vie. Être actif durant l’enfance et l’adolescence est particulièrement important, cela permet de se constituer un squelette plus résistant, donc de faire des réserves de masse osseuse qui serviront à l’âge adulte. Les personnes en forme physiquement développent un meilleur équilibre et une meilleure coordination, qui concourent à la réduction du risque de chute.

Il est recommandé de pratiquer un minimum de 30 minutes d’activité physique au moins 3 fois par semaine. Ce qui importe le plus n’est pas la durée des séances, mais leur fréquence.

A cet effet, les divers types d’exercices :

  • Les exercices des articulations portantes ont un effet de gravité sur le squelette. Ils forcent le corps à soutenir le poids de l’ensemble de tout le corps. Sont conseillés : la course à pied (descendez trois carrefours avant votre domicile en rentrant le soir), des sauts (à la corde, par exemple), le tennis ou les sports d’équipe tels que le football du dimanche (« la santé »).
    Les activités au cours desquelles le poids corporel est supporté (vélo, natation), bien qu’excellentes pour la santé cardiorespiratoire et le maintien de la masse musculaire, n’ont pas d’effet majeur démontré sur la masse osseuse. Elles sont néanmoins activités complémentaires.
  • Les exercices contre résistance consistent à déplacer des objets ou son propre corps de sorte à produire une résistance. Ils s’effectuent avec des poids et haltères ou avec les appareils de musculation qu’on trouve dans les centres de conditionnement physique.
    On obtient, cependant, les mêmes résultats en exécutant certains travaux quotidiens qui exigent de manipuler ou de pousser des charges lourdes. Par exemple, pratiquer le jardinage au moins 1 heure par semaine serait le deuxième meilleur exercice, après les poids et haltères. Faites vos pompes et amusez-vous, sculptez-vous, embellissez-vous. Ça fait mal aujourd’hui, c’est bon pour demain !
  • Les exercices visant à améliorer l’équilibre, certaines formes d’arts martiaux pour les plus braves et pour les doux : le tai-chi, le qi-gong ou un entraînement qui rétablit une posture adéquate durant la marche devrait être considéré afin de prévenir le risque de chute. Dans le cadre du qi-gong. Il pourrait même être un outil diplomatique pour la communication avec nos nouveaux compagnons asiatiques.

2-   Manger des aliments riches en calcium, dans le cadre d’une alimentation riche, variée et équilibrée.

Calcium-rich-diet

Presque toutes les cellules du corps ont besoin de calcium pour bien fonctionner. Une alimentation qui contient suffisamment de calcium permet de combler les besoins du corps sans qu’il ait à puiser dans ses réserves, c’est-à-dire dans les os. On peut obtenir un apport suffisant en calcium en mangeant régulièrement des produits laitiers (fromage, yaourt fait maison, lait), du saumon avec les os (pour les riches), de la sardine avec les os (pour tout le monde), des légumes vert foncé (folon, brocoli, choux chinois, ndolè…), des produits à base de soja (lait de soja enrichi de calcium). Y ajouter du poisson et préférer la viande blanche (poulet, dinde, volaille en général) à la viande rouge (bœuf, viandes de brousse). 

3-   Avoir un apport suffisant en vitamine D. Cette vitamine est vitale pour la santé des os et des dents. Elle améliore l’absorption du calcium dans l’intestin et participe à la fixation de ce minéral dans les os. Sa forme active est synthétisée dans la peau lorsque celle-ci est exposée aux rayons ultraviolets du soleil. On trouve peu de vitamine D dans les aliments sous sa forme active, hormis dans les poissons (sardine, maquereau, hareng, saumon, etc.). Certaines céréales et certaines boissons de riz ou de soja sont aussi utilisables.

Prévenir puis dépister. La majorité des groupes d’experts, recommandent aux personnes suivantes (et celles à risque) de subir une évaluation poussée du risque de fractures par un médecin. Spécialement :

  • les femmes et les hommes de 65 ans et plus,
  • les femmes ménopausées potentiellement à risque (selon le médecin),
  • les hommes de 50 ans et plus potentiellement à risque, selon le médecin.

Dans certains cas particuliers, par exemple en cas d’arthrite rhumatoïde, un dépistage devrait être recommandé avant la cinquantaine !

Conseils particuliers de Perrine de la FOURCHADIERE, Docteur en Nutrition, Douala Cameroun

  • L’ostéoporose est une maladie insidieuse, privilégiez le dépistage dès 50 ans. Les autorités sanitaires en parlent peu : comme du diabète gestationnel. Alors que ce sont les femmes qui y sont plus sujettes, elles sont très peu prises en charge. D’où l’importance d’une prise de conscience personnelle pour modifier les comportements à risque.
  • Elle présente un caractère génétique, on n’en guérit pas, par conséquent privilégiez la prévention. Il est toutefois possible de ralentir son développement avec une supplémentation en oligoéléments, minéraux et une consommation de 1000 mg de calcium/jour ET SURTOUT : cube, arômes… la diminution de SEL. (Note de la SJC : l’OMS préconise 5g/j, au Cameroun nous sommes en moyenne à 10g/j. Ce trop plein de sel est aussi à l’origine de l’ « épidémie » d’Hypertension[1].)
  • Rassurez-vous on vit « bien » malgré la maladie, si on suit quelques recommandations importantes : du sport pour le renforcement des os, une alimentation riche et équilibrée, se faire suivre par un kinésithérapeute/ergothérapeute en cas d’atteinte forte
  • Il est crucial de prévenir cette maladie dès l’adolescence jusqu’à 30 ans environ, en adoptant des comportements vertueux lorsque le corps est en construction. A partir de 30 ans, on constate une diminution de la masse osseuse : plus de destruction d’os que de construction.
  • Sermon d’Hippocrate : « Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture »

Recommandations de ROSALINE NYA, Docteur en Kinésithérapie (Yaoundé Cameroun Tél 699.82.36.22)

  • « Le traitement de la maladie s’accompagne obligatoirement d’un suivi Kinésithérapie lourd qui luttera de façon préventive et curative contre les facteurs favorisant l’évolution de la maladie »
  • « La pratique d’une activité physique régulière est absolument primordiale dans la prévention de l’ostéoporose et ce dès le plus jeune age »
  • « Deux types d’ostéoporose intéresseront particulièrement la kinésithérapie : L’ostéoporose primitive (ostéoporose primitive commune ou d’involution, due principalement au vieillissement ) et,  l’ostéoporose d’immobilisation (due à une immobilisation prolongée)»

Conseils particuliers de Murielle Kemougne Docteur en Pharmacie, Issy-Les-Moulineaux, France :

  • En termes de traitement et prévention un apport suffisant en vitamine D, en calcium et en protéines ainsi qu’une activité physique régulière permettront de freiner la perte de densité osseuse.
  • Contre une ostéoporose, il existe des curatifs à base de biphosphonates ou d’hormones qui permettent de limiter la perte osseuse et de diminuer le risque de survenue de fracture.
  • Si je devais donner un conseil aux jeunes femmes je leur recommanderais d’avoir une alimentation équilibrée et riche en vitamine D, en calcium et en protéine, associée à une activité physique régulière et une consommation limitée de tabac et d’alcool. Cela permettra un meilleur renforcement des os.

Remerciements chaleureux à ces trois protectrices de la santé ! Mais aussi à Mesdames Aline Penda, Dentiste (exerçant à Douala Akwa Cameroun) et Pechens Owona, Docteur en Pharmacie (sise à la “Pharmacie du Centre” à Douala) ; dont les conseils nous ont grandement servis pour rédiger cet article.

C’est l’occasion pour nous SJC de vous lancer un défi sanitaire… Mais vous aurez plus de détails, ultérieurement, via les réseaux sociaux.



[1]              International Forum for Hypertension Control and Prevention in Africa, Fondation Camerounaise du Cœur, Ligue Camerounaise de l’Hypertension

Journées de l’Entrepreneuriat Jeunesse

La croissance économique du Cameroun, depuis le début des années 2000, a connu une période plutôt stable avec un taux moyen de 5%. Si la population ne cesse de s’accroître – les jeunes de 15-40 ans constituant la majorité de celle-ci, force est de constater le chômage et le sous-emploi jeunes représentant davantage un frein au rapide essor de l’économie de notre pays.

Ce chômage, les patrons l’associent à une orientation académique biaisée depuis le secondaire et à l’inadéquation entre formations académiques disponibles et besoins réels de professionnalisation exprimés par les entreprises. Par ailleurs, pour plusieurs diplômés, créer son propre emploi, c’est-à-dire “entreprendre”, rime avec incertitude et insécurité.

La Synergie de la Jeunesse Camerounaise, résolue à apporter une solution ou tout au moins un début de solution aux problèmes qui minent les jeunes, a pensé et met en place en étroite association avec le GICAM les Journées de l’Entrepreneuriat Jeunesse (JEJ) qui se tiendront du 12 au 14 février 2015. Le thème général de ces journées : “Orientons et outillons les managers de demain !”

Les JEJ sont structurés en trois journées d’échanges et de partage au cours desquelles les problématiques essentielles liées à l’édification d’une classe de futurs managers et entrepreneurs performants seront étudiées afin d’apporter des résolutions aussi prospectives que pragmatiques.

Nous nous appuierons sur les réalités de l’activité économique camerounaise en appelant à la collaboration des entreprises. Elles fourniront des informations d’intérêt sur les secteurs porteurs de notre économie en y incitant les jeunes élèves ou étudiants du premier cycle universitaire.

Les JEJ disposeront de plusieurs ateliers de formation afin de préparer les jeunes diplômés à la recherche d’emploi. Les formations porteront sur la rédaction d’un Curriculum Vitae (CV) et d’une Lettre de Motivation (LM) qui retiennent l’attention du recruteur et le marketing personnel en matière de présentation d’un plan professionnel (interviews et entretiens d’emploi + simulations).

Pour mettre en pratique les enseignements reçus et essayer de décrocher un emploi, un stage d’apprentissage ou de professionnalisation, les JEJ proposent via des entreprises de passer les candidats en entretien d’embauche pour des postes réels.

Nous réservons la troisième journée à l’entrepreneur en devenir. Et pour cette première édition, le choix est fait de promouvoir, de vulgariser, d’anoblir les métiers de l’agriculture. Pour ce fait, nous avons invité experts, entreprises et organismes afin de partager avec les jeunes sur les opportunités et débouchés, les possibilités d’accompagnements financiers et techniques, les retours d’expérience.

Pour toute information sur les Journées de l’Entrepreneuriat Jeunesse, veuillez visiter le site web dédié de l’événement www.jejcameroun.com.

Le programme en intégralité >>>

“Demain ne se construit qu’avec l’implication de chacun aujourd’hui”

“SEIZE OPPORTUNITIES FOR FUNDING”

WORKSHOP SJC

Mardi le 30 Décembre 2014

Hôtel LE MERIDIEN – Douala

16h – 20h

Née d’une volonté d’habiliter chaque jeune, en contribuant à faire de lui un acteur de son accomplissement personnel et un contributeur au développement de la Nation, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise ambitionne de doter les 15-35 ans de notre pays, d’une véritable plateforme de réflexion, de propositions et d’actions en ce qui a trait à la résolution des problématiques qu’ils rencontrent au quotidien. Ainsi, la démarche de notre association vise à identifier les obstacles auxquels font face les jeunes du Cameroun dans leur quête d’épanouissement,afin de formuler des pistes de solutions pour implémenter avec plus d’efficacité, les projets à l’attention de la population-cible.

Notre champ d’action est triple :

  • Le Sociocommunautaire : La vulgarisation du « Giving Back to the community » et la promotion de l’engagement citoyen ;
  • Le Culturel : La valorisation de nos legs traditionnels et la promotion de notre histoire commune en tant que Nation ;
  • L’Economique: L’amélioration des compétences des jeunes et le développement de l’esprit d’entreprise.

Si notre année 2014 aura exclusivement été socioculturelle avec premièrement, la publication de notre « Carnet de l’Engagement pour la Jeunesse », puis l’organisation de la première édition de nos excursions éducatives (notamment dans l’Ouest Cameroun), notre année 2015 se veut quant à elle : Entrepreneuriale. La Synergie de la Jeunesse Camerounaise place donc au cœur de son action dès la fin de cette année 2014 :le jeune porteur de projet. C’est dans cette optique que nous avons initié au sein de notre Comité Entrepreneuriat Jeunesse, les SJC WORKSHOP.

Ces SJC WORKSHOP sont des ateliers qui visent le renforcement des capacités techniques et managériales des jeunes entrepreneurs et des responsables d’organisations de jeunes, à travers des échanges et des études pratiques de cas, avec des professionnels  et experts-métiers exerçant en Afrique Centrale.

La première édition de nos ateliers, placée sous le thème SEIZE OPPORTUNITIES FOR FUNDING, a pour but de donner aux entrepreneurs, les aptitudes et outils indispensables  à l’obtention de financements pour leurs projets. Il aura lieu le Mardi 30 Décembre 2014 dès 16h à l’hôtel Méridien de Douala. A cet effet, nous avons convié comme intervenants, trois catégories de professionnels éprouvés, issus des métiers  de la banque et de la finance :

  • Une banque commerciale : la BICEC, représentée par la Directrice adjointdu Crédit – Mme BESSALA TSALA Martine ;
  • Une institution financière étatique : la Banque Camerounaise des PME, représentée par son Directeur des risques et engagements – M. BAHA ;
  • Un investisseur privé : le Cabinet I&P, représenté par le chargé d’investissement – Mme Larissa MONTHE

A travers les exposés desdits experts, les participants acquerront une compréhension claire des règles et  éléments essentiels qui sous-tendent la décision d’octroi de crédit…(ou pas).

L’activité se déroulera tel que suit :

16h00 – 16h50 : Accueil et installation des participants

16h50 – 17h00 : Propos introductif du modérateur, le Président de la SJC

17h00 – 18h00 : Exposés des intervenants (20’/intervenant)

18h – 19h : Questions / Réponses

19h00 – 19h15 : Présentation de l’application HYBOO

19h15 : Fin du Workshop

Jusqu’à 20h : Cocktail – Echanges libres – Réseautage

Au terme du workshop, l’entrepreneur actif ou en devenir sera doté des principaux outils lui permettant de constituer un dossier qui répond aux exigences des organismes de crédit et de financement d’activités. Outre l’objectif premier de l’activité, les SJC WORKSHOP sont également uneopportunité pour échanger et réseauterentre cadres et businessmen ou avec des patrons en devenir, des décideurs d’avenir.

Les réservations se font par inscription à 10.000 frs/participant, en appelant l’un de nos membres aux numéros : 699 42 08 17 – 679 55 99 02 – 699 21 01 92 – 679 88 68 98.

Le nombre de places étant limité à 60, se manifester au plus tôt est l’idéal. Les inscriptions seront closes le Dimanche 28 Décembre 2014 à 18h.

Consciente que l’atteinte des objectifs de croissance que l’Etat du Cameroun s’est fixé dans le DSCE[1] passe inéluctablement par la multiplication des PME viables, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise, en offrant cet « espace-temps » de dialogue entre la demande et l’offre en matière de crédit d’investissement, ambitionne d’apporter sa modeste contribution à la résolution des problèmes de chômage et de sous-emploi, auxquels font face les jeunes de notre pays.

Demain ne se construit qu’avec l’implication de CHACUN aujourd’hui !


[1] Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi

ISMAEL NZOUETOM – STARTUP FOUNDER

Après avoir fait ses classes au sein de grandes entreprises créatrices de logiciels telle que MICROSOFT, Ismael Nzouetom fonde en 2010 sa startup I-Dispo.

A travers cet entretien, ce trentenaire retrace son parcours  depuis l’IUT de Bandjoun à la mise en place de son application SARA. Il retrace pour nous les étapes clés de la vie d’une start-up en mettant un accent particulier sur le financement et le rôle du capital investissement.

On ne vous en dit pas plus…

L’équipe SJC 

LA SYNERGIE DE LA JEUNESSE CAMEROUNAISE LANCE LA PREMIERE EDITION DE SON PROJET DE « COACHING SCOLAIRE »

La Synergie de la Jeunesse Camerounaise se veut une plateforme participative qui concourt à habiliter les jeunes de notre pays afin qu’ils s’impliquent davantage dans la vie sociale, économique et civique nationales. La citoyenneté participative des 15-35 ans nous semble être le prérequis à la construction de notre nation émergente. Nous définissons la participation citoyenne comme l’expression du désir d’entreprendre qui vit en chaque jeune, l’invitant à être acteur et non spectateur de son destin. Chacun s’exprime donc et surtout, agit pour l’accomplissement de l’idéal de la société dans laquelle il se voit évoluer.

Au sein de notre association, nous entendons donc que contribuer à l’émergence du Cameroun c’est d’abord participer à l’éducation, à la formation et à l’orientation de ces cadets qui sont les acteurs en devenir de notre développement social, économique et institutionnel. C’est dans cette optique que nous avons initié il y a quelques mois, au sein de notre Comité Engagement Citoyen, l’idée d’implémenter un projet de tutorat-mentorat entre jeunes cadres/entrepreneurs et  lycéens issus de milieux défavorisés.

La première édition de notre programme de COACHING SCOLAIRE sera lancée à la rentrée de Septembre prochain. Pour l’année académique 2014/2015, le projet qui a un double volet académique et social, consistera en l’accompagnement de 30 élèves de Classe de 3ème de la ville de Douala. Grâce à des supports auxiliaires ludiques, ils recevront des cours de soutien en Français, Anglais, Mathématiques et Physiques-Chimie. De même, ils bénéficieront de formations privilégiées sur des thèmes aussi variés que la citoyenneté, le leadership ou l’entrepreneuriat.

A terme, nous recherchons à travers cette initiative, l’amélioration des résultats académiques des élèves ainsi que le développement de leur sens de prise d’initiative.  En somme : Aider à faire d’eux des leaders patriotes et socialement responsables. Cette initiative que nous espérons étendre pour la seconde édition, fera l’objet d’une évaluation en fin d’année. Celle-ci devra déboucher sur la publication d’un GUIDE SJC DU COACHING SCOLAIRE, avec pour objectif de voire dupliquer la démarche au-delà des membres de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise, et ce, dans toutes les régions du Cameroun.

Nous vous remercions d’avance du soutien que vous saurez apporter à cette initiative.

Pour plus d’informations à propos, écrivez-nous à : contact@sjc-online.com

DEMAIN ne se construit qu’avec l’implication de CHACUN aujourd’hui !

MELTING POT DEVELOPMENT – ROAD TRIP 2014

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Du 09 au 11 Août 2014, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise a participé à la quatrième édition du ROAD TRIP organisé par l’association Melting Pot Development. Ce tour socio-touristique du Cameroun, principalement axé autour des visites d’orphelinats et centres d’accueil  pour les enfants défavorisés, poursuit les  objectifs suivants :

  • Sensibiliser les participants à travers un contact avec la réalité ;
  • Permettre aux participants de découvrir les régions visitées ;
  • Dégager des dons pour améliorer le quotidien des orphelins ;
  • Récolter des fonds pour financer les projets de MPD ;
  • Etablir des partenariats avec des organisations intéressées par la cause de MPD.

Durant 3 jours, nous avons eu l’occasion de parcourir 3 des régions du Cameroun, à savoir : Le littoral, le Sud-Ouest et le Centre. Nous avons participé aux activités suivantes :

  • Visite du Centre d’accueil LES SAMARITANS à Edéa
  • Visite de l’orphelinat CAJEN à Japoma
  • Visite de DORCAS ORPHANAGE à Tiko
  • Visite du BON BERGER de Nkoabang

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« La solidarité ne nous enlève rien, il ne coute absolument rien de se montrer plus solidaire ! Il ne faut pas uniquement concevoir l’entraide sous l’aspect financier de la chose. Un sourire ou encore un dialogue peuvent redonner confiance aux nôtres, contribuant à leur donner la force pour atteindre leurs objectifs quotidiens. En tant que Camerounais, les problèmes de nos compatriotes nous concernent tous ! Car les maux d’aujourd’hui sont les maladies de demain. Il revient à la jeunesse de s’occuper de ses pairs. Nul ne choisit ses origines, mais dès lors que nous sommes là, faisons le nécessaire pour améliorer le quotidien de tous, pour nous même,  pour nos enfants et pour le Cameroun.»

Serge Owona – Président de MELTING POT DEVELOPMENT – Carnet de l’Engagement SJC – Page 10.


 

Cette activité enrichissante rentre en droite ligne avec la philosophie de Solidarité Communautaire que nous promouvons au sein de notre association. Des discussions avec les principaux responsables de MPD nous ont d’ailleurs permis d’entrevoir de nouvelles perspectives au regard de nos projets « Centre Africain de l’Information pour la Jeunesse » et « Coaching Scolaire ». Ce dernier sera d’ailleurs lancé dès la rentrée scolaire de Septembre prochain, à Douala.

Nous remercions l’équipe de Melting Pot Development pour nous avoir donné l’opportunité de participer à cette activité – Nous encourageons l’ensemble de nos lecteurs et nos sympathisants à apporter leur contribution à cette initiative fort louable – Nous invitons tous nos congénères à être porteurs, dans la mesure de leurs moyens, de projets qui tendent à consolider la solidarité entre les générations et les classes sociales.

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Pour plus d’informations à propos de MPD, visitez >>> >>> >>>  www.melting-pot-development.com