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Qui veut AIDER peut COACHER!

Depuis sa création le Coaching scolaire a eu à sa tête trois membres SJC aux parcours et personnalités diverses et variées. Ces trois membres sont Bertolt FOGANG, Axel NKOUNAWA, Ladifah ZEH NSANGOU. Allons donc à la rencontre de ces trois personnages …

Tout d’abord Bertolt Fogang, Ingénieur Industriel, Consultant industriel QHSE (Qualité Hygiène Sécurité et Environnement), et Enseignant vacataire (Faculté de Génie Industrielle/ Université Catholique), Bertolt s’intéresse également à la spiritualité et au savoir Africain. Membre fondateur de l’association et passionné de musique, il œuvre à sa manière à l’édification et la conscientisation de la jeunesse Camerounaise et Africaine face aux défis de la modernité, afin de bâtir un avenir riche et prospère pour les jeunes générations futures.

 

SJC : Bonjour Bertolt comment allez-vous ?

B.F : Bien merci.

SJC : Nous aimerions savoir quels étaient les objectifs de la SJC en mettant sur pied le coaching scolaire ?

B.F : Le Coaching scolaire est née pour nous dans l’idée que proposer une solution en termes de redynamisation de la jeunesse Camerounaise et Africaine passait forcement par l’éducation. Nous souhaitions aussi pouvoir faire du “Giving Back to the community” en tant que privilégiés de celle-ci car ayant eu la possibilité de suivre des études approfondies. Et enfin Être des mentors pour nos cadets.

SJC : Merci Bertolt ! Nous allons continuer notre entretien avec Axel Nkounawa

SJC : Bonjour Axel vous allez bien ? Pouvez-vous vous présenter ?

Axel Nkounawa : Bonjour, je vais bien merci. Je suis professeur de Mathématiques au le lycée français de la place et actuellement Vice Président de la SJC. Après des études secondaires et universitaires en France et au Canada, je décide de rentrer au Cameroun il y a près de 5 ans. Je suis une personne discrète, qui croit en Dieu et aux valeurs familiales.

Une citation que j’aime bien et qui est en accord avec ma philosophie de vie est: « au bout de la patience il y a le ciel… »

SJC : c’est avec vous à sa tête que le coaching scolaire s’est implémenté. Quelle était votre vision sur l’activité à ce moment ?

A.N : La problématique était la suivante : « Comment aider sur le plan académique nos petits frères qui n’ont pas eu la chance d’avoir les mêmes conditions d’études que nous ? Comment faire prendre conscience à la jeunesse de la place importante qu’elle occupe et qu’elle occupera dans notre pays ? Comment impacter notre environnement social?» La réponse à ces questions était le Coaching Scolaire. Il était question dans un premier temps d’entretenir et d’édifier les élèves sur différents thèmes de la société (la place de la femme, qu’est ce qu’un leader… ) mais également des thèmes en rapports avec leur quotidien(la place des réseaux sociaux, comment préparer un examen …) Dans un deuxième temps ,sur le plan académique, nous souhaitions leur apporter des compléments de cours et /ou des explications de façon plus ou moins ludique. L’idée sous-jacente étant qu’en éveillant la conscience de chaque jeune , on aurait un potentiel « leader » , portant un regard critique sur la société et ayant un niveau scolaire au bien au dessus de la moyenne.

SJC : Quelles ont été les réalités que vous avez rencontré sur le terrain ?

A.N : Il fallait répondre aux questions du où ? du quand ? du comment ? Nous avons contacté plusieurs lycées : Lycée de Bepanda, Lycée de la Cité des Palmiers etc…mais n’avons eu aucun retour positif des proviseurs qui étaient soient trop occupés, soient sceptiques quant à nos intentions. Nous avons ensuite multiplié les descentes pour aller auprès des élèves d’abord dans le quartier Bepanda puis dans le quartier Bonangang et auprès des parents mais là encore nous nous sommes heurtes a beaucoup de scepticisme. Je me souviens de parents qui nous posaient les questions suivantes « Vous êtes sûr que c’est gratuit ? il y a encore des choses gratuites au Cameroun ? vous gagniez quoi là dedans ? » Après moultes tentatives, et par l’intermédiaire d’un membre en l’occurrence Ladifah nous avons pu avoir rendez-vous avec madame BEBOUA, proviseure du Lycée d’Akwa-Nord qui a rapidement adhéré à notre projet et qui nous octroie dans la foulée une salle pour notre activité. Ne pouvant objectivement pas transmettre notre philosophie à tous les élèves du lycée, nous avons ciblé les élèves en classe de 3eme, classe charnière et d’orientation de notre système éducatif. Ainsi nous avions un public, jeune, réceptif mais aussi avec beaucoup d’interrogations.

Nous avons rédigé des autorisations parentales puis avec l’aval du proviseur, nous sommes allés dans les 6 classes de 3e du lycée d’Akwa-Nord. La 1ère séance de coaching scolaire à eu lieu le samedi 07 Novembre 2015. Les matières choisies, selon des besoins des élèves et les ressources humaines des membres de la SJC étaient : Mathématiques, Physique-Chimie, Anglais, Français. 10 thèmes de coaching avaient été validés également pour entretenir les élèves à raison d’un thème tous les mois. Ainsi, tous les samedis, de 9h à 12h, une matière différente à traiter et deux intervenants (coachs) membres de la SJC ou bénévole.

 

SJC : Merci Axel d’avoir partagé votre expérience avec nous. Place à Ladifah.

SJC : Bonjour Ladifah comment vous portez vous ? Pouvez-vous vous présenter ?

Ladifah. Zeh Nsangou: Bonjour, je me porte à merveille merci. Je suis co-chef du projet coaching scolaire au sein de la Synergie de la jeunesse Camerounaise et co-fondatrice de l’agence et plateforme Habitat237.

SJC : Dites-nous ! Axel occupant actuellement le poste de vice-président de l’association comment s’est passée votre prise de fonction, la transition ?

L.Z: plutôt tranquillement je dirais. En réalité je co-lead le projet coaching scolaire avec un autre membre Christelle Yimgnia qui se charge de la partie conceptuelle (préparation des cours et gestion du planning) et, moi de la partie opérationnelle ( accompagnement des coachs pendant les séances de coaching avec les enfants, relais des informations entre les enfants et l’association ). De ce fait la charge de travail est moins lourde pour moi. De plus, Axel nous a beaucoup accompagné tout au long de l’année question de faciliter la transition et les choses se passent bien jusqu’ici.

SJC : Concrètement comment l’activité se passe t’elle ?

L. Z: Nous Avons un planning des cours à dispenser sur l’année et des thèmes à aborder pendant chaque séance. Christelle se charge généralement de préparer les cours et de les envoyer aux coachs en début de semaine le temps pour ces derniers de s’approprier les leçons. Puis, les samedi matin, se déroulent les séances de coaching proprement

dites pendant lesquels durant 2h nous les suivons en la matière prévue (physique-chimie, mathématiques, français, ou anglais). Et l’heure suivante nous discutons d’un thème (gestion du temps, leadership féminin, citoyenneté etc….) et partageons nos expériences d’aînés avec eux, répondant à leurs questions quand ils en ont.

SJC : Nous avons eu vent d’une activité qui serait en cours de préparation. La Dictée de la SJC pouvez-vous nous en dire plus ?

L. Z : La Dictée de la SJC Edition 1 est partie d’une idée que nous avons eu pendant une de nos séances de coaching en français. Nous nous sommes dit pourquoi ne pas rendre une séance de travail avec les enfants plus “ludique” en la transformant en compétition autour d’une dictée à laquelle seront soumis les élèves les coachs et même certains parents qui souhaiteraient y participer et éventuellement nous rencontrer. Fort de tout cela nous nous sommes atteler à sélectionner un texte et avons entrepris toutes les démarches administratives et logistiques nécessaires au bon déroulement de cette activités.

Ainsi, le 6 Mai 2017 se tiendra au Lycée d’Akwa-Nord là première édition de là dictée SJC. Durant cette séance il s’agira aussi d’entretenir nos élèves sur la préparation au BEPC qu’ils passeront dans peu de temps.

SJC : Merci Ladifah ! Pour finir une dernière question pour Axel, Quels objectifs avez-vous pour le CS à long terme ?

A.N :Nous sommes actuellement à la 2ème année du coaching scolaire au lycée d’Akwa-Nord. C’est un projet qui demande beaucoup de ressources humaines pour qu’il se répande au-delà de la classe de 3e et au-delà du lycée d’Akwa-Nord. J’espère que nous pourrons avec le temps mesurer d’une façon ou d’une autre l’impact du coaching scolaire dans la vie de nos jeunes frères du lycée d’Akwa-Nord. Mais je me rappelle avoir revu un élève du coaching scolaire de la 1ère année (actuellement en classe de 2nde)  et voici un extrait de notre conversation

 

Elève : Mr vous êtes encore là cette année ?

Moi : OUI mais avec les élèves de 3e …

Elève : Weeee Mr et nous on va faire comment ?vous nous avez beaucoup aider l’année dernière. Si je viens vous allez me chasser ?

Moi : (Rires)……

Voila , ce que j’ai ressenti ce jour là , je n’oublierai jamais ….

Pour plus d’informations sur le coaching scolaire rendez vous sur notre site internet http://sjc-online.com

JCAC édition I

Le samedi 11 mars 2017 s’est tenue à l’hôtel Prince de Galles à Akwa la toute première édition des Journées Camerounaises de l’Art et de la Culture (JCAC) axée autour de l’art culinaire et des langues maternelles. Il convient avant toute chose de rappeler que les JCAC sont une activité qui a été pensée et réalisée par la plateforme « Empowerment Women » (EW) de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (SJC). Revivons donc ensemble les articulations principales qui ont marqué cette journée.

les JCAC édition 1

Avant de véritablement s’intéresser au thème principal, une présentation de la SJC, de sa plateforme EW et de l’activité JCAC a été faite par la team SJC. On a ainsi pu noter que la plateforme EW de la SJC vise la promotion d’une image positive du rôle de la femme dans la société en redonnant confiance aux filles et aux femmes ; en travaillant à mettre à leur disposition des outils, voire des programmes qui favorisent leurs épanouissements professionnel, économique, socio-communautaire et culturel. Les JCAC s’inscrivent donc dans le volet social et communautaire de la SJC ; EW souhaite que la femme soit reconnue et soit consciente de son rôle dans la transmission des cultures et des traditions et la contribution à l’unicité nationale via la transmission et l’apprentissage de la culture et de la tradition.

Madame Caroline TOWADA

Une fois le décor planté, la toute première intervention a été celle de l’érudite Mme Caroline TOWADA qui nous a entretenu sur « L’importance de la langue maternelle pour la jeune fille en Afrique Noire », entretien des plus des édifiant dont il serait difficile pour nous de faire un résumé tant chaque point soulevé ou évoqué suscitait autant d’intérêt que les autres. Nous avons toutefois noté quelques citations qui résument assez l’ensemble de l’exposé de cette gardienne des traditions ; en effet, pour elle, « Sachant que pour avancer on prend appui sur son passé, la jeune femme doit savoir désormais que pour cela il faut être elle-même et pas à l’image de la conscience de l’autre. Sans quoi elle transmettrait cela et par conséquent garderai les chaînes mentales de la soumission alors que par la langue, elle peut, non seulement résister, briser ces chaînes et former des êtres plus équilibrés et en phase avec leur environnement socio-culturel. ». Elle rajoute également « Nous pouvons donc dire de L’AFRIQUE, au travers de la FEMME qui hier était jeune fille qui demain redeviendra mère, QU’ELLE A FAIT LE DON DE LA LANGUE A L’HUMANITÉ. En tant que telle, elle a le devoir d’assumer son statut de relais dans la chaîne de vie en perpétuant cet héritage précieux qu’est la langue maternelle, car c’est le rempart d’une culture millénaire. ». Puis s’en est suivi une présentation de l’histoire, des recettes et des valeurs nutritionnelles de chaque met retenue pour cette édition à savoir l’E’KOKA MAKWAMBA pour la région du Littoral, le KATI KATI pour la région du nord-ouest, le KONDRE DE PORC pour la région de l’ouest Cameroun.

Dr TAYOU

Après les deux précédentes interventions, les dernières furent celles des Dr TAYOU, oncologue et Dr NKOUNAWA qui nous ont entretenus pendant près d’une heure sur le cancer des ovaires. En effet, bien que ce cancer soit assez méconnu du grand public et rare dans notre contexte (car étant le 5ème cancer mortel au

Dr NKOUNAWA

Cameroun), les médecins ont souligné le fait que les malades atteints par ce cancer arrivent dans la quasi-totalité des cas tard à l’hôpital car la maladie se développant silencieusement. Aussi, ils ont rappelé que les femmes âgées de 60 ans et plus sont les plus exposées que les femmes plus jeunes toutes aussi à risque; la prise en charge serait assez difficile au pays contrairement à l’extérieur. Dans tous les cas, il est vivement conseillé de se faire dépister le plus tôt possible.

 

A la suite de ces principales interventions, nous avons eu les mots des différents partenaires de cette édition à savoir BENEFICIAL LIFE, LA CLINIQUE DES CITES, HABITAT 237, 4 SAISONS, LE PAS FEMININ et une dégustation des mets à l’honneur. L’on a ainsi pu lire une grande satisfaction sur le visage des différentes personnes présentes ce jour aussi bien en ce qui concerne l’organisation que la qualité des mets proposés. Vivement donc la prochaine édition des JCAC !!!

La femme dans un monde de travail en perpétuelle mutation : planète 50-50 d’ici 2030

Le 08 mars, un 08 mars…un autre 08 mars est arrivé ; une date historique, surtout pour la gent féminine car leur étant dédiée, à elles en tant que filles, femmes, mères, grand mères mais également à leurs luttes, leurs combats, leurs souffrances…Le 08 mars est donc cette journée, vous l’aurez deviné, où les femmes sont à l’honneur. A l’occasion de cette célébration, la SJC, au vu de son implication quotidienne dans la promotion de l’épanouissement de la femme et de son autonomisation, a souhaité comme à l’accoutumée célébrer la femme à sa manière…

Commençons par comprendre les origines de cette célébration….

Tout aurait débuté au 20ème siècle suite à de nombreuses manifestations de femmes essentiellement ouvrières réclamant des droits tels que le vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes. Dès lors, la mise sur pied d’une journée internationale de la femme a été proposée pour la première fois en 1910 lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire. En effet, le choix définitif du 08 mars comme date attitrée ne se fera qu’à partir de 1917 suite à une grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg. Cette journée deviendra ainsi une tradition dans le monde entier après 1945.

Qu’en est-il de cette célébration de nos jours ?…

Aujourd’hui, force est de constater que la tradition continue d’être perpétuée à travers la planète. Les inégalités entre les hommes et les femmes étant toujours perceptibles à ce jour, l’avènement de cette journée revêt toute son importance encore plus aujourd’hui. En effet, au vu de constats tels que :

  • Le peu de femmes dans la sphère politique
  • Les inégalités dans le partage des tâches domestiques
  • Les femmes globalement plus pauvres que les hommes
  • Les femmes moins bien payées que les hommes à poste et à compétences égales

Il va sans dire qu’il reste encore tant de choses à faire dans le sens d’une amélioration de la condition féminine de manière générale.

En fonction de ce que l’on se trouve dans un pays précis, la célébration n’est pas la même car elle est spécifique à chaque nation. Au Cameroun, le thème retenu pour cette 32e édition est : « la femme dans un mode de travail en mutation : l’égalité 50-50 d’ici 2030 ». Ce thème a particulièrement retenu notre attention car soulevant l’épineuse question de l’égalité hommes femmes qui plus est dans le contexte de nos sociétés africaines.

Pouvons-nous réellement espérer une parité hommes femmes d’ici 2030 au Cameroun ?

Nous n’ignorons pas que dans notre société les femmes ont tendance depuis la nuit des temps à être minimisées et marginalisées car l’homme a toujours été considéré comme le genre dominant. La femme est très souvent perçue par la gente masculine comme celle qui doit tenir un foyer, un objet sexuel et complètement soumise à son époux. Malgré le taux de scolarisation sans cesse croissant des jeunes filles et la contribution toute aussi croissante des femmes dans l’économie nationale au travers de leurs diverses activités professionnelles, la triste réalité est et demeure que les femmes, contrairement aux hommes subissent des pressions sociales de toute part, les empêchant de s’épanouir pleinement au sein de la société. Ces pressions sont soit de nature familiale (parents qui préfèrent envoyer leur fille en mariage qu’à l’école…), soit de nature professionnelle (difficulté à prétendre à une opportunité professionnelle sans devoir au préalable subir des harcèlements de toutes sortes) pour ne citer que ceux-ci. Ces différentes pressions constituent donc un frein à l’autonomisation et à épanouissement de la femme. Les femmes aujourd’hui estiment que si elles étaient traitées de la même façon que les hommes, elles seraient capables de véritablement exprimer leur potentiel certes, mais…

Pouvons-nous réellement parler d’égalité Hommes femmes dans le cas du Cameroun ?

Les origines bibliques de l’homme et de la femme nous rappellent que Dieu retira une côte à Adam, le premier homme, pour créer Eve la première femme sur terre afin qu’elle puisse lui tenir compagnie. Nous pensons dès lors que parler d’une égalité hommes femmes relève quelque peu de l’utopie. Toutefois il existe une véritable complémentarité entre les deux genres, l’un ne pouvant vivre ou exister sans l’autre. En effet, que ça nous plaise ou pas, la femme tout comme l’homme est capable de faire certaines choses qui lui sont spécifique comme par exemple donner naissance ou encore porter plus facilement certaines charges lourdes. Mais l’histoire nous a montré que les femmes sont capables de faire bien plus que ce que les hommes les penses capables de faire. Malheureusement, bien souvent, et encore aujourd’hui, les femmes doivent choisir entre vie familiale et carrière professionnelle. Mais l’espoir est permis, car les choses changent, peut-être pas à la vitesse à laquelle nous le voulons, mais des évolutions se font ressentir. Notre génération suscite de plus en plus de jeunes filles et femme qui sont déterminées à militer pour les droits de la femme à l’égalité dans nos sociétés. Les obstacles sont encore nombreux et tenaces mais les femmes ont toujours sues transformer l’adversité pour le meilleur et nous avons foi en ce que l’avenir sera pavé de parité pour les générations futures.

 

Le Women Boost Day

Le WBD “Women Boost Day” est l’une des activités principales du groupe EMPOWERMENT WOMEN. EW c’est la vitrine de la SJC qui s’emploie à valoriser et responsabiliser la femme dans le domaine familial, social et professionnel.

Le WBD qui en est à sa 2ème édition déjà a été créé avec pour objectif de motiver par l’inspiration et l’exemple, en mettant en relation des jeunes lycéennes (d’enseignement général et technique) et des femmes leaders (secteur privée et public) basées sur l’ensemble du territoire camerounais. Il s’agit de montrer et de faire comprendre à ces jeunes filles qu’on peut avoir de l’ambition professionnelle, un bon plan de carrière et gérer en même temps sa vie familiale.

L’idée est de sortir des clichés qui représentent la femme uniquement comme mère et gardienne de son foyer. Ceci En mettant en avant des exemples de femmes ayant de belles et louables carrières professionnelles, peu importe le secteur. Celles-ci étant en même temps des épouses et des mères.

EW via le WBD veut montrer à ces femmes en devenir qu’elles peuvent avoir de l’ambition, viser l’excellence tout comme un homme pourrait le faire sans toute fois mettre de côté leur rôle d’épouse et de mère.

Comme cible pour ses premières discussions, le WBD a visé des jeunes filles qui sont encore en plein choix d’orientation et de parcours professionnel. Il s’agit de lycéennes en classe de Première ou de Terminale ; sélectionnées parmi les meilleurs élèves ; pour former un groupe d’une dizaine de filles de paire avec les dirigeants de l’établissement. Les 2 dernières interventions se sont développées autour du thème « Comment concilier vie professionnelle et vie familiale ». Les invitées ont su expliquer à ces jeunes graines que rien n’est facile mais aussi que rien n’est impossible. De ce fait qu’elles devraient persévérer et être très ambitieuse dans tous les domaines de leur vie de femme car elles sont encore stéréotypées dans la société. Qu’elles peuvent tout faire, qu’il n’y a pas de métiers réservés uniquement aux hommes.

1ère édition WBD, le 10/02/2016 à Douala avec La Présidente du Tribunal Administratif de Douala Mme Dorcas MUKWADE et la CEO de Kaymu Cadance NKOTH BISSECK.

“Il était important pour chacune de ces femmes de faire comprendre à leur jeune audimat qu’elles doivent absolument rêver positivement et sans limites et de ne surtout pas se laisser ralentir par la crainte de ne pas réussir un mariage ou de ne pas être une assez bonne mère”.

2ème édition WBD, le 06/04/2016 à Yaoundé avec la CEO du magazine Je wanda Céline FOTSO.

“Un bon compagnon de vie serait compréhensif d’où l’importance de savoir choisir son entourage”.

Suite à ces deux entretiens avec les lycéennes du lycée d’Akwa-Nord pour la 1ère édition à Douala et les collégiennes du collège Montesquieu pour la 2nde édition à Yaoundé, il en ressort des jeunes filles satisfaites contentes, se sentant privilégiées d’avoir pu discuter avec des femmes leaders de leur pays ; d’avoir pu partager et échanger avec elles sur leurs différentes et grandes expériences.

A cette heure de rétrospective sur les premières actions WBD, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise dont l’aspiration au niveau socio-éducatif et culturel est renforcée désormais, elle entend développer et ouvrir ces interventions de Tutorat-Mentorat à une échelle plus grande, afin de motiver et inspirer à travers des exemples concrets, les jeunes filles camerounaises pour vivement se préparer à tenir leur rôle prochain de femmes . Ainsi demain se construit avec l’implication de nos jeunes sœurs aujourd’hui.

Synergie de la Jeunesse Camerounaise

LE CANCER DU COL DE L’UTERUS, PETIT GUIDE A L’ATTENTION DES FEMMES

Qu’est-ce que le cancer du col de l’Utérus ?

Le cancer du col de l’utérus est un cancer qui se forme dans les tissus du col utérin. Il s’agit généralement d’un cancer à croissance lente qui peut ne pas donner de symptôme, mais peut être détecté lors d’un frottis de dépistage. Au cours du frottis, on prélève des cellules du col utérin, que l’on observe ensuite au microscope. Le cancer du col utérin est presque toujours causé par une infection par le virus du papillome humain (Human Papilloma Virus – HPV). L’infection par HPV est causée par un contact direct, et dans le cas du col utérin, elle se fait généralement par contact sexuel, ou même par contact peau-à-peau. Le HPV est très fréquent dans la population générale.

Quelques statistiques / prévalence

Selon une étude 2014 de la faculté de médecine de Yaoundé 1 et l’hôpital gynéco-obstétrique, 49,5% des cancers féminins sont ceux du col de l’utérus, première cause de cancers gynécologiques, suivis du Cancer du sein à 34% ; ceci dans les zones urbaines des villes de Yaoundé et Douala. La proportion de cancers du col de l’utérus atteint 57% en zone semi-urbaine. Dans 12.64% des cas, les femmes présentent des antécédents familiaux de la maladie. La tranche d’âge la plus touchée va de 46 à 54 ans.

Symptômes

À un stade précoce, un cancer du col de l’utérus se développe souvent sans provoquer de symptôme particulier. C’est la raison pour laquelle un suivi gynécologique et des frottis réguliers sont indispensables pour détecter de façon précoce le cancer. Certains symptômes peuvent néanmoins apparaître comme : des saignements après les rapports sexuels, des saignements en dehors des périodes de règles, des douleurs pendant les rapports sexuels, des pertes blanches, des douleurs dans la zone pelvienne, une gêne pour uriner, une tension douloureuse avec une envie pressante et continuelle d’aller à la selle (ténesme), des douleurs lombaires. Ces symptômes ne sont pas spécifiques d’un cancer du col de l’utérus et peuvent avoir d’autres causes. Il est important de les signaler à votre médecin afin qu’il en détermine l’origine.

Prévention/Dépistage

Les connaissances, attitudes et pratiques de femmes et du personnel de santé camerounais vis-à-vis du virus HPV (Human Papilloma Virus) et du cancer du col de l’utérus sont faibles. Le dépistage par l’inspection visuelle après application de l’acide acétique est limité à quelques hôpitaux de références, pourtant c’est désormais la méthode de choix dans les pays à revenus moyens ou faibles.

En raison de son coût prohibitif et le taux de sensibilisation faible, la vaccination anti-HPV n’est pas encore largement utilisée au Cameroun. Cependant, il existe des méthodes de diagnostic du cancer du col utérin basées sur des examens cliniques, notamment le frottis. Suite à cela un examen anatomopathologique pourra être réalisé afin de poser le diagnostic. Le diagnostic peut également se faire par coloscopie pour lequel le médecin insère un spéculum dans le vagin pour visualiser le col utérin. Il utilise ensuite un coloscope pour examiner le col utérin.

Traitement

Le traitement du cancer du col de l’utérus est fonction du stade de développement de la maladie. La maladie se présente sous quatre grands stades, eux-mêmes subdivisés en plusieurs niveaux. Aux stades précoces (0 et 1A) la stratégie est essentiellement chirurgicale, allant de l’ablation de tout ou partie de l’utérus (hystérectomie partielle ou totale). Aux stades IB1, une combinaison entre la chirurgie et la radiothérapie est envisagée. Des stades IB2 aux stades 4A, le traitement consiste en une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. Au stade 4B, le traitement par chimiothérapie pourra uniquement induire une rémission car à ce stade, des métastases se sont déjà propagées à d’autres organes.

Références :

– European Society for Medical Oncology (ESMO) ; Cancer du col utérin : un guide pour les patientes ; 2012.

– http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-col-de-l-uterus/Symptomes

– Profil des cancers gynécologiques et mammaires à Yaoundé – Cameroun ; Zacharie Sando et al. 2014. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4048679/

Mot du Président SJC 2016

Notre association grandit, se renforçant, nos idéaux et notre vision s’affirment. Croissance ou maturation, nous nous savons en perpétuelle transition. A l’aube de ce nouvel exercice, nous savons avoir connu des échecs, l’apprentissage qui en découle est nécessaire et s’intègre dans notre démarche constante de rectification, réajustement, perfectionnement. Toutefois, nous avons aussi connu l’accomplissement, parfois au-delà de nos espérances, de quelques-uns de nos projets.

A l’aune du «Carnet de l’Engagement pour la Jeunesse» qui certes, expose notre vision mais surtout s’essaie à prescrire une méthode pour une implication personnelle de chacun au-delà du caritatif ; nous avons pu (via des retours d’expériences et d’impressions) mesurer l’intelligence et l’ingéniosité collective de la jeunesse de notre pays. Sa capacité à penser son futur, à transcender son quotidien avec pour ambition d’être pionnière dans la résolution des problèmes que rencontrent nos congénères.

Les Journées de l’Entreprenariat Jeunesse, notamment la focalisation sur l’Agrobusiness «Agrobiz Day», ont réussi à inciter de nombreux jeunes camerounais à revoir leur appréciation du secteur primaire. « Nourrir est noble ». Les programmes d’aides, les success – stories pullulent, les aînés prêts à accompagner ne manquent pas. Les nombreux participants à cet effort SJC ont pu être informés des différentes initiatives publiques et privées existantes. Le décor est planté, ne manque que les artisans, dans ce secteur aux opportunités multiples.

Par ailleurs, viscéralement partisans de l’intégration nationale réelle et active, à travers nos deux excursions-éducatives en 2014 dans la fertile région de l’Ouest et 2015 dans l’exubérante Adamaoua, l’affirmation de notre ‘camerounité’, de notre volonté de découvrir notre pays, sa population, notre nation, une et prospère, a pu s’exprimer. Face aux défis demeurons fermes, nous l’a-t-on enseigné. Les principes fondamentaux qui nous unissent doivent demeurer inflexibles et inamovibles ! Vous êtes… Nous sommes le Cameroun !

Par ma voix et celle de notre nouvelle équipe dirigeante, j’adresse de chaleureuses cordialités à l’ancien président, mon frère Hiram S. IYODI. Recevant ses encouragements à le surpasser en résultats et sourires de bénéficiaires, je sais que par cette transition, c’est bien notre foi qui croît et se renforce. D’aucuns sont mus par l’afro-optimisme, nous sommes optimistes pour notre Cameroun d’abord, néanmoins sans exclusion aucune.

Demeurent les challenges.

L’exercice précédent a, outre de faire comprendre aux jeunes que leurs voix ne sauraient compter sans leur implication personnelle, activités sociales et engagement citoyen, satisfait à l’idée que des jeunes qui synchronisent leur discours sur une action-volonté de performance, peuvent même en usant de larges délibérations obtenir quelques succès.

Demeure le challenge de faire «Synergie».

Nous jeunes leaders, malgré la solution facile de mutualisation continuons de nous perdre: individualisme, cynisme, nombrilisme. Dans un monde de plus en plus complexe, où les initiatives s’appuient de plus en plus sur le “crowd”, l’Union est seule garantie pour faire la force. Méditons-y !

Demeure le challenge de l’implication.

Notre association postule que chacun doit non pas se demander “pourquoi”, mais “comment” régulièrement s’inscrire dans une démarche de service de la multitude! Les membres de notre association se recommandent de ne pas faire l’économie de ”leur matière grise”: apte à organiser la proximité pour ensemble résoudre les problèmes de la communauté. L’un après l’autre, un (seul) à la fois. Nous nous y sommes engagés.

Demeure le challenge du leadership personnel.

Trop encore parmi nous attendent le « Messie ». Celui qui viendra briser tous les obstacles, or chacun de nous est face à la réalisation de sa légende personnelle, face à l’écriture en lettres d’or de sa destinée propre. Si l’entreprenariat semble être la nouvelle religion économique et sociale mondiale, celle-ci invite chacun de nous à son propre leadership. L’Afrique actuelle vit sa part de transition. Le système dominant actuel vit sa crise. Alors qu’apparaissent les signes d’une révolution culturelle qui remettra idéalement l’Afrique au coeur de l’Afrique, au cœur du Monde et éventuellement notre pays au cœur du coeur du Monde… Qui mieux que l’Africain et de fait le Camerounais, sera capable de mettre l’endogène et nos terroirs au coeur de la mondialisation ? C’est le temps de la Jeunesse. C’est notre temps ! C’est ton temps !

Face à ces nombreux challenges qui ne sont pas nouveaux pour notre Monde, la SJC (Synergie de la Jeunesse Camerounaise) et les autres associations, fondations, mouvements, coopératives, ONG… auront besoin de vous, de chacun d’entre nous, de Toi ! Serez-vous là ? Répondrez-vous présent à ce rendez-vous avec vous-même ? Sans prétention aucune de notre part, n’hésitez pas à imiter les bons exemples, créez votre chemin, bâtissez votre sentier, faites mieux ! Cela est notre responsabilité d’adultes futurs. Face aux défis, nous concevons, nous énonçons, nous agissons, nous nous associons, nous nous améliorons, nous nous développons, derrière chaque défi se trouve une opportunité d’excellence. Face aux défis, nous ne serons jamais trop nombreux. Face aux défis, n’hésitez (surtout) pas !

William L. NGATCHA N.

Smile4Peace, notre retour à la Paix… Un Sourire

 

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>>> Lisez-notre Carnet du Voyage Smile4Peace !

La paix et l’unité nationale. Deux  qualités que le Cameroun professait avec fierté, il y a peu encore. Deux concepts rares dans la plupart des pays du monde, qu’ils soient de grands états ou de petites puissances. Le berceau de nos ancêtres revendique, réclame, exige la préservation de cette paix, alors que celle-ci est un peu titillée par le Mal. Devoir d’union, Droit de victoire !

Mais alors, les Camerounais (Nous) s’en soucient-ils aussi ardemment qu’ils le devraient ? Notre jeunesse camerounaise ne sait, peut-être pas, que c’est à elle qu’incombe la mission de restaurer ces honorables qualités. Alors même que de tous les coins du Cameroun, et de plus loin encore, viennent des cris d’une même âme !

Ce ne sont guère que des cris de joie, mais ce n’est heureusement pas que de la tristesse non plus. Ce sont des cris de fierté et d’espoir. Fierté et espoir de ceux qui ont confiance en leur dessein commun.

Tout effort que l’on entretient en faveur de la paix et l’âme solidaire ne saurait point être vain. C’est ainsi, tandis que les offres martiales prescrivent la préparation de la guerre à celui qui veut la paix ; la maxime plus profonde qui a inspiré de jeunes citoyens camerounais à agir restera:  « La Paix Commence Avec Un Sourire » – Mère Térésa.

Puisque tout le monde ne peut pas faire la guerre, tous les hommes n’en ont pas la force. Tout le monde peut être solidaire – la solidarité ne nous enlève rien* – tout le monde peut sourire, quel qu’il soit, où qu’il soit. Sourire ne présuppose qu’une chose : Vouloir ; et le faire.

Ceci paraissait être un total concept abstrait, jusqu’à ce qu’il motive l’initiative Smile4Peace à aller sourire et donner du sourire à leurs frères et compatriotes de Mozogo, de Mora, de Kourgui et de Maroua… Cette mémorable aventure s’est révélée être une source de réflexion aux solutions que toute personne pourrait s’intimer pour rétablir la paix dans l’Extrême-Nord ; la paix dans tout le Cameroun. Des actions peuvent être menées par tout citoyen, il suffit que celui-ci décide qu’il ne sera pas scandaleusement spectateur des massacres ; qu’il pense solidaire. Avec l’idée du ”SouRiRe”..

>>> Partagez notre expérience vécue dans l’Extrême-Nord

Si nous en avons tous le devoir, individuellement et/ou en groupe, nous pouvons tous agir pour la paix dans notre pays, et si jamais nous avons envie de le faire, il conviendra de le faire savoir, urbi et orbi. Quand on veut construire, on n’a pas besoin d’en avoir la compétence, il suffit de sourire et de le faire savoir. Apparaîtront toutes les compétences et toutes les ressources nécessaires afin que la construction soit. L’addition des petites actions dépasse leur somme !

Juste, ayons juste cette envie de construire un pays de paix. Paix sur notre pays à l’aune de vos futurs sourires !

 

Paterne BISSAY,

Membre de la SJC et Participant au Smile4Peace Trip

LA SYNERGIE DE LA JEUNESSE CAMEROUNAISE LANCE LA PREMIERE EDITION DE SON PROGRAMME “COACHING SCOLAIRE”

Whatsapp - Visuels de campagne interne

La Synergie de la Jeunesse Camerounaise se veut une plateforme participative qui concourt à habiliter les jeunes de notre pays afin qu’ils s’impliquent davantage dans la vie sociale, économique et civique nationales. La citoyenneté participative des 15-35 ans nous semble être le pré-requis à la construction de notre nation émergente. Nous définissons la participation citoyenne comme l’expression du désir d’entreprendre qui vit en chaque jeune, l’invitant à être acteur et non spectateur de son destin. Chacun s’exprime donc et surtout, agit pour l’accomplissement de l’idéal de la société dans laquelle il se voit évoluer.

Au sein de notre association, nous entendons donc que contribuer à l’émergence du Cameroun c’est d’abord participer à l’éducation, la formation et l’orientation de ces cadets qui sont les acteurs en devenir de notre développement social, économique et institutionnel. C’est dans cette optique que nous avons initié en 2014, au sein de notre Comité Engagement Citoyen, l’idée d’implémenter un programme de tutorat-mentorat entre jeunes cadres/entrepreneurs et  lycéens issus de milieux défavorisés.

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La première édition de notre programme de COACHING SCOLAIRE a été lancée ce Samedi 07 Novembre 2015. Pour l’année académique 2015/2016, le programme qui a un double volet académique et social, consistera en l’accompagnement d’une cinquantaine d’élèves de Classe de 3ème du Lycée d’Akwa-Nord. Grâce à des supports auxiliaires ludiques, ils recevront des cours de soutien en Français, Anglais, Mathématiques et Physiques-Chimie. De même, ils bénéficieront de formations privilégiées sur des thèmes aussi variés que la citoyenneté, le leadership ou l’entrepreneuriat.

A terme, nous recherchons à travers cette initiative, l’amélioration des résultats académiques des élèves ainsi que le développement de leur sens de prise d’initiative. En somme : Contribuer à faire d’eux des leaders patriotes et socialement responsables. Cette initiative que nous espérons étendre pour la seconde édition, fera l’objet d’une évaluation en fin d’année. Celle-ci devra déboucher sur la publication d’un GUIDE SJC DU COACHING SCOLAIRE, avec pour objectif de voire dupliquer la démarche au-delà des membres de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise, et ce, dans toutes les régions du Cameroun.

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Nous vous remercions d’avance du soutien que vous saurez apporter à cette initiative.

Pour plus d’informations à propos, écrivez-nous à : contact@sjc-online.com

DEMAIN ne se construit qu’avec l’implication de CHACUN aujourd’hui !

Excursion éducative : Adama et Awa

“Traditions africaines, Entrepreneuriat social

et Développement économique”

Mise en Contexte

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De toute éternité, l’histoire de l’Humanité nous apprend que les peuples qui ont perduré avaient développé des connaissances poussées sur le fonctionnement de la matière et celui de l’esprit. Cette démarche d’acquisition et de mise en valeur de la connaissance pour le développement, requérait un perfectionnement incessant de la part de ceux qui étaient appelés à conduire le destin de leurs communautés. Les élites se devaient de se connaître elles-mêmes en tant qu’individus, citoyens du village planétaire. Elles devaient également acquérir  une maîtrise certaine de l’identité des peuples dont elles étaient en charge, traduite par leur histoire, leurs cultures et leurs traditions.

L’Afrique d’aujourd’hui résulte de ce que depuis 6 siècles, les puissants de la pensée, de la parole et de l’action dans le monde ont minutieusement planifié, puis traduit en actes militaires, politiques et économiques. Ce que l’Afrique sera pour les 6 prochains siècles découlera donc de la capacité qu’aura dès aujourd’hui, cette nouvelle génération d’africains libérés, à penser et à projeter leur idéal dans des modèles de développement concrets, équitables et durables.

Le monde annonce une autre histoire de l’Afrique ! En 2050, avec ses deux milliards d’habitants, le continent noir outre la principale réserve de matières premières qu’il constitue déjà, sera le premier marché de consommation et le principal pourvoyeur de main d’œuvre de la planète. Au cœur de cette Afrique : Le Cameroun. Avec ses 280 ethnies représentant l’essentiel des grands peuples du continent, le défi de la cohabitation de ces groupes ethnolinguistiques conditionne la paix sociale et le développement économique de l’Afrique en miniature. Le Cameroun de 2050 découlera donc de la capacité que nous aurons dès aujourd’hui, à penser et à projeter notre idéal dans des modèles de développement concrets, équitables et durables.

Approche de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise

Au sein de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise, nous sommes convaincus que seule l’éducation permet de transformer durablement les mœurs et les mentalités. L’éducation développe chez les membres d’une communauté, cette indispensable capacité cohérente d’Etre, de Penser et d’Agir, qui seule permet de concevoir avec justesse et de conduire efficacement des programmes de développement. Toutefois, ce que l’éducation transmet résulte de traditions, de manières de penser, d’agir, de s’exprimer, de générer et de gérer les émotions. Ces pratiques sont des héritages historiques et traditionnels.

Logo SJC

L’histoire de l’Humanité nous enseigne donc que les modèles de développement sont intimement liés aux cultures ainsi qu’aux traditions des peuples qui les conçoivent. Dans cette ère de mondialisation qui tend en réalité à un alignement sur la pensée unique occidentale et à un reniement par les Africains de ce qu’ils sont pour un assujettissement à l’autre, l’éducation comme voie de transformation de l’être doit préalablement transmettre l’essence même de notre identité. Ceci, afin que les africains œuvrent positivement à la préservation, la transmission et la valorisation de leur héritage traditionnel pour mieux concevoir des solutions adaptées à leurs problématiques.

C’est dans l’optique d’apporter notre contribution à l’éveil de conscience des jeunesIMG-20150911-WA0058 camerounais quant à l’apport des traditions dans la structuration des modèles de développement, que la Synergie de la Jeunesse Camerounaise a élaboré une stratégie éducative qui se décline en deux points :

  • La valorisation des traditions des peuples du Cameroun
  • La revalorisation de notre Histoire commune en tant que Nation

Nous avons matérialisé cette démarche éducative à travers deux projets mis sur pieds en collaboration avec la Fondation Mbômbôlè : Les Causeries éducatives et les Voyages-découverte.

Du 16 au 20 Mai 2014, dans le sillage de la célébration de la 42ème édition de la Fête de l’Unité, nous avons organisé la première édition de nos « Voyage-Découverte/Excursion éducative » dans la Région de l’Ouest du Cameroun, sous le thème « TRADITIONS AFRICAINES – INITIATION & UNITE NATIONALE ». Cette activité a donné l’opportunité à une trentaine de jeunes camerounais, de réaffirmer l’Unicité de notre Nation et de découvrir les riches patrimoines culturels et initiatiques des Peuples BAMILEKE et BAMOUN. Nous avons eu l’immense honneur de porter les messages des Chefs BANA, BAHAM, BAMENDJIDA, BAMENDJOU et du Sultan des BAMOUN, à la ville et aux jeunes du Cameroun:

>> Cliquez pour voir la vidéo “Le Message des Rois de l’Ouest”

Du 21 au 26 Octobre prochains, la Région de l’Adamaoua, château du Cameroun, accueillera notre seconde excursion éducative sous le thème « TRADITIONS AFRICAINES – ENTREPRENEURIAT SOCIAL & DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ».

ADAMAWA 2015

Jeunes et nous questionnant sur les modalités d’une émancipation plurielle, nous arrivons au constat que : les peuples qui réussissent le mieux leur intégration capitaliste, libérale et sociale sont paradoxalement ceux où le pouvoir régalien traditionnel reste le plus ancré. Conservant l’autorité séculaire, les chefs y administrent durablement le développement communautaire : en local et dans la diaspora. Suivant cette conclusion, nous envisageons de nous abreuver de nouveau à plusieurs siècles d’histoire culturelle et d’administration publique auprès des autorités de l’Adamaoua : Le plateau où conversent les principales religions du monde ; le château d’eau autour duquel les grands groupes PEULH, MBOUM et KIRDI (et encore!) étanchent leur soif ; le Mont NDERE dont le sommet pointe l’idéal de convergence, les migrations, l’antre du grenier, sa vivacité, sa notabilité hétéroclite.

L’excursion éducative SJC 2015 s’impose la réalisation des objectifs suivants :

  • Favoriser le brassage interculturel entre les jeunes issus d’horizons divers à travers des échanges et des discussions à thèmes ;
  • Faire découvrir aux 15-35 ans l’histoire, les rites et les coutumes des Peuples du plateau de l’ADAMAOUA ;
  • Magnifier les atouts touristiques de la Région de l’Adamaoua ;
  • Stimuler l’intérêt des jeunes pour la découverte, l’apprentissage et la valorisation des Traditions et Initiations Africaines ;
  • Promouvoir l’entrepreneuriat social comme moyen de contribution des jeunes à la prospérité économique et la paix sociale de notre pays ;
  • Éveiller en chacun des participants le sens de la responsabilité civile et du Leadership.

>> Cliquez pour lire le programme détaillé des activités

Les frais de participation à ce voyage-découverte qui s’élèvent à 80.000 F CFA, incluent :

  • Transport Aller /Retour : Bus climatisé + Train Voyageur – Couchette;
  • Hébergement : 3 nuitées dans une chambre double à l’hôtel TRANSCAM*** ;
  • Restauration : 2 Buffets par jour (petit déjeuner et dîner) / 1 Apéro-déjeuner par jour;
  • Participation à toutes les activités (visites, entretiens, discussions etc…).

Le nombre de places étant limité, pour des obligations d’efficacité dans la planification, les personnes désirant faire partie du voyage doivent se manifester au plus tard le Samedi 10 Octobre 2015 en s’acquittant de la totalité des frais de participation.

Contacts / Info line – Douala: 696.488.386 / 680.008.289 / 699.210.192 – Yaoundé: 699.420.817 

Le départ aura lieu de Douala, le Mercredi 21 Octobre 2015 à 13H (Yaoundé à 19h via CAMRAIL), et le retour de N’Gaoundéré le Dimanche 25 Octobre 2015 à 19h.

>> Cliquez pour lire le programme détaillé des activités

Pour tout besoin d’informations complémentaires, veuillez nous écrire à : contact@sjc-online.com

“Chaque Ethnie est une couleur, le Cameroun est une mosaïque.

Nous faisons le choix d’être Arc-en-ciel.”

–  SYNERGIE DE LA JEUNESSE CAMEROUNAISE  –

Tweetemission SJC sur l’Agriculture – Flavien Kouatcha et Philippe Jong

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Le Vendredi 25 Septembre de 18h30 à 22h, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.) a expérimenté une de ces idées qui, nous le pensons, peuvent rapprocher les jeunes de l’information fiable, tout en contribuant à faire la promotion de ceux qui inventent, de ceux qui innovent, de ceux qui osent. Cette mission qui est la nôtre nous semble encore plus aujourd’hui de première nécessité, tant nous jeunes camerounais sommes enclin à entreprendre, plein de joie pour faire bouger les lignes au quotidien par petites touches.

Suivant la problématique simple : « En quoi l’agriculture peut participer à créer des ponts entre les jeunes ruraux et urbains – cas de l’Adamaoua ». La tweetemission© qui se présente sous la forme d’un hangout via Twitter a été l’occasion pour deux jeunes camerounais dynamiques et sincères, de parler d’eux, de leur business et des opportunités nombreuses et diverses qui résident encore dans le domaine agricole!

Flavien Kouatcha (photo), Jeune camerounais de 26 ans, Ingénieur de formation en Sciences et Techniques de l’industrie. Certifié Inbound marketing, il attache de l’importance à la production locale. Flavien est aussi AgroEntrepreneur, Promoteur de SOA (Save Our Agriculture) qui exerce dans l’agriculture et le commerce en gros de poulet de chair, la culture de la tomate et du gombo.

Philippe Jong, 27 ans Entrepreneur agricole spécialisé dans la production maraîchère bio sous serre.

Tous deux, cofondateurs du magazine AgroTime spécialisé dans l’agriculture et l’information à destination des jeunes, ont eu a cœur de répondre aux préoccupations des jeunes présents en direct sur le canal d’accès #AdamAwa2015 ! AgroTime est un hebdomadaire gratuit diffusé sur le réseau social Twitter tous les mercredis.

Flavien est formel. Comme ses aînés qui insistent pour inviter les jeunes à investir le vaste champ économique de l’agrobusiness : l’agriculture camerounaise a besoin de professionnels certes mais elle a d’abord besoin de bras, de cœur et d’intelligence pour se développer au quotidien. C’est assurément, dans un pays équatorial aux terres fertiles (comme le Cameroun), le seul business sûr dans lequel il est possible de commencer à partir de peu, pour vite réaliser à force de travail et d’innovations (marketing, production, logistique…) un grand chiffre d’affaires.

L’agriculture c’est de l’économie ; contribuer à sa croissance c’est contribuer à améliorer la vie sociale des africains. Via le marché d’Ebolowa, en l’occurrence, une bonne part de nos productions locales alimente les marchés de la sous-région. Avec 19.9% du PIB, c’est un secteur d’importance qui malheureusement emploie peu de jeunes et dont la production locale semble en baisse. Cela est dû à plusieurs facteurs. En effet, entre autres difficultés, beaucoup d’intrants sont importés alors que nous avons aptitudes localement pour production de ceux-ci. Mais ils ont pu constater que les jeunes périssent par manque d’information claire et fiable. Or celles-ci existent ! Le MINADER distribue gratuitement des informations sur les différents programmes élaborés et exécutés notamment :

  • Le PACA (Programme d’Amélioration de la Compétitivité Agricole) : C’est celui par lequel il est le plus facile d’obtenir des  financements ou de l’assistance. Il donne la priorité aux coopératives et privilégie le maïs, le plantain, le cacao, ou, l’élevage de poulets, de porcs.
  • Le PADC (Projet d’Appui au Développement Communautaire) : domicilié à Yaoundé, il est destiné au développement local et à pour cible principale les groupes sociaux.
  • L’ACEFA : Programme d’Amélioration de la Compétitivité des Exploitations Familiales Agro-pastorales. Siège : Yaoundé avec représentations dans les dix régions du Cameroun. Son représentant Littoral M. NKENG PEH était d’ailleurs présent lors des Journées de l’Entreprenariat Jeunesse organisée par la SJC le 14  février dernier.  L’ACEFA apporte son appui au financement des projets innovants et productifs, en passant par des actions de vulgarisation agricole,  et d’amélioration des techniques de transformation. C’est un programme un peu plus complet qui intègre la mise à disposition d’un conseiller spécialisé pour étude, évaluation de votre projet et réorientation. Par ailleurs, il vous suit pendant quelques temps après obtention de votre bourse. [NDLSJC : les programmes sont financés et n’attendent que vos projets. Vous pouvez rencontrer les responsables ACEFA dans les Délégations régionales du MINADER !]

Le  gouvernement en prescrivant ses objectifs de développement local et vu l’idéal non atteint de l’autosuffisance alimentaire a déployé spécifiquement pour les régions proches et l’Adamaoua, les programmes suivants :

  • Le PARFAR (Programme d’Amélioration du Revenu Familial dans les Régions Septentrionales) : il distribue spécialement des semences de base, des plants fruitiers, participe à la construction des points d’eau et latrines. Il insiste sur l’exploitation locale et à son siège à Garoua
  • Le Projet de Relance de la Riziculture dans la vallée du Logone qui offre des semences améliorées, des décortiqueuses. Contacter M. Abakachi 677.55.60.81

En effet, bien que pas optimale, la culture dominante est ici le Riz. Le maïs est la seule culture passant par une logistique industrielle. Sont propices dans l’Adamaoua, qui jouit dans sa partie sud d’un climat soudano-guinéen avec une forte pluviométrie (et contrairement aux préjugés désertiques), l’arachide, le manioc, l’igname, la patate, l’oignon, le haricot, la kola, le café, le cacao, … Ajoutons qu’il existe un organisme LABOAGRI dont la mission est d’encourager par la subvention les projets agricoles.

Il ne fait aucun doute dès lors, pour tous les intervenants du secteur, que l’initiation à l’agriculture doit commencer dès le bas âge. En grandissant, les jeunes pourront absolument briser le stéréotype méprisant l’agriculteur. Reprenons M. André FOTSO : «  Nourrir les hommes est un métier noble ». Un métier noble et de prime importance, pour conclure qu’y investir est salvateur. N’hésitez donc pas pour vous lancer, à commencer par les cultures courtes. Ou alors vous tourner vers la CCIMA (Chambre de Commerce) pour plus d’informations notamment de financement.

Osez vous lancer et Bâtir votre légende. Oser créer des passerelles entre jeunes de vos villages et jeunes des villes. Cette mutualisation est de nature à partager des opportunités d’extension ou de développement du secteur (marché, compétences, technologies…). Qui sait ? Vous construirez peut-être votre légende en intégrant les success stories connues : Metomo du Poivre de Penja, le miel d’Oku, William Kameni, le café Ziama Macenta

Osons !

PS : la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.) organise du 21 au 26 Octobre 2015, la deuxième édition de ses voyages-excursions ADAMAWA. Vous pouvez vous y inscrire en appelant au +237 696488386. Plus d’informations ici.